Bilan

FOCUS CULTURE – FÉVRIER 2021

Février touche à sa fin et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’avais hâte ! Le mois n’a pas été si facile pour moi, que ce soit pour le blog ou dans ma vie personnelle. L’effet couvre feu commence réellement à me taper sur le système, si bien que c’est mon envie d’être ici qui en prend un coup…

Bon, ce n’est pas pour autant que je n’ai rien fait, ni lu, bien au contraire. Mais je me dis que j’aurais pu être plus présent sur le blog, histoire de vous proposer plus d’articles. Mais bon, je vais me rattraper en mars !

FOCUS – LITTÉRATURE

Tout est mal qui finit pire de Louis de Mauboy

Le mois a commencé avec une lecture qui restera gravée en moi. Compagnon de route lors d’une session tattoo, Louis de Mauboy m’a transporté dans un univers de sale gosse avec brio. Véritable roman noir, voire très noir, mais surtout hommage puissant au genre du home-invasion qui tourne mal. Tout est mal qui finit pire est le genre d’engrenage qui dégénère au bout de quelques chapitres pour nous enfoncer petit à petit dans un monde obscure, dangereux et complètement fou. L’auteur va jusqu’au bout de ses idées et nous régale avec des scènes d’anthologies à faire pâlir les plus braves d’entre nous. 

Si ça saigne de Stephen King (Éditions Albin Michel)

La sortie d’un nouveau Stephen King est toujours un événement en soi dans la sphère littéraire (preuve en est, puisque celui-ci se retrouve dans le top 5 des meilleures ventes). Si ça saigne était un recueil de nouvelles que j’attendais avec vraiment beaucoup d’impatience et autant vous dire que celui-ci m’a comblé comme il fallait. C’est un plongeon en 4 histoires dans ce que le maître sait faire de mieux, puisqu’il nous parle de thématiques propres à son travail (le métier d’auteur, la page blanche, la relation de mentor, etc.) Si les trois plus petites nouvelles m’ont émerveillé, je ne peux pas en dire autant de la novela éponyme qui n’apporte rien de nouveau. J’en garde tout de même un bon souvenir, puisque l’auteur nous entraîne avec Holly Gibney dans une nouvelle enquête. Entre le plaisir des retrouvailles et la force d’écriture du King, il ne m’en fallait pas plus. Si ça saigne est le genre de recueil qui ravira les fans, mais aussi les non-initiés. 

L’horreur de Kill Creek de Scott Thomas (Éditions Bragelonne)

Le mois de février continue du côté de l’horreur avec un primo-roman de grande qualité. Scott Thomas nous offre clairement l’un des meilleurs récits de ces dernières années sur un lieu hanté. Sans tomber dans les travers du genre et les redites, l’auteur questionne le fan d’histoire horrifique en multipliant les clins d’œil. L’horreur de Kill Creek est un roman horrifique efficace, à la plume parfaite et dont l’ambiance continuera à vous glacer le sang même après l’avoir refermé. 

Cinq doigts sous la neige de Jacques Saussey (Cosmopolis Éditions)

Un long week-end de repos et l’envie de replonger dans un bon thriller. Le résultat est sans appel… Cinq doigts sous la neige est un délice en termes d’écriture, de rythme et de sensation, si bien que celui-ci a été dévoré en une toute petite journée. Ce roman est clairement impossible à lâcher, tant Jacques Saussey nous entraîne avec ses personnages dans un engrenage implacable. On veut connaître absolument la suite et ce n’est pas les chapitres courts, ponctués de retournements de situations qui arriveront à nous arrêter. On est pris dedans de la première à la dernière page et c’est un régal sans nom. 

L’inconnue du lac de Kimberly Belle (Éditions Hauteville)

Bon, il en fallait un et c’est tombé sur lui… Autant le dire de suite mais L’inconnue du lac de Kimberly Belle n’est pas mauvais en soi, il ne m’a juste rien apporté. Ce roman est pour moi symptomatique de certains thrillers dit domestique, car il regroupe toutes les caractéristiques, mais sans saveur (heureusement l’héroïne de cette histoire n’est pas alcoolique). Tout est cousu de fil blanc, si bien que l’on ne ressent aucune espèce de tension durant la totalité de ce récit. La lecture se fait sur une vitesse de croisière assez molle, mais sans pour autant nous ennuyer. Il faut dire que l’autrice dispose d’une assez belle plume et qu’elle distille quelques thématiques très intéressantes autour du deuil, de l’amitié et de la culpabilité. Ce sont clairement ces aspects qui sauve le roman de la noyade…

La beauté du vice de Marc de Suzzoni (LBS Éditions)

J’ai terminé le mois de février avec une lecture qui me faisait un peu peur au niveau de son ambiance. Il faut dire que le monde de la nuit et des casinos est à des années-lumières de mes centres d’intérêts et c’est dans cet univers que nous plonge l’auteur avec La beauté du vice. Finalement, le roman est une belle surprise que j’ai pu dévorer en une petite journée. J’ai apprécié ce récit de “braquage” dans les casinos de Las Vegas, qui fait tout de suite penser à la série de film de Soderbergh. C’est aussi la plume cynique de Marc de Suzzoni qui surprend et qui donne toute sa substance à cette histoire, si bien que l’on s’attache immédiatement à son personnage principal. On découvre une galerie de protagonistes et d’antagonistes haut en couleur en même temps que la décadence de cette ville qui ne dort jamais. La beauté du vice est une belle découverte que je vous recommande chaudement.

Un stylo dans la tempe de Mathieu Vervisch (Éditions Ocrée)

Surprise de dernière minute avec ce roman que j’ai pu finir durant ma pause de travail. Je ne vais pas vous cacher que cette lecture n’est pas un coup de cœur, ni une mauvaise lecture. Si Un Stylo dans la tempe m’a plu, c’est avant tout avec l’idée de suivre les pensées d’un tueur en série. L’auteur nous plonge dans ses songes, ses réflexions quant à l’humanité, ce qui permet d’aborder une multitude de thématiques intéressantes et très importantes.
Le principal soucis vient surtout par la forme, car Mathieu Vervisch m’a quelque peu perdu avec ses descriptions et les longs états d’âme de ses personnages. Le style perd en efficacité, malgré une enquête plus qu’intéressante.

FOCUS – SÉRIES TV

Charmed – saison 3

Le fil rouge Charmed continue avec cette fois-ci le visionnage de la saison 3 et le début de la quatrième saison. Autant vous dire que je continue à suivre cette série sans déplaisir, bien que les quelques défauts que j’avais pu noter dans les deux premières saisons sont toujours présents. On sent que la série prend de l’ampleur au fur et à mesure des épisodes, puisque les scénaristes apportent une dramaturgie bien plus forte du côté de nos trois sœurs. Le budget s’étoffe aussi par la même occasion, bien que certains éléments paraissent datés à l’heure actuelle… Les épisodes s’enchaînent avec facilité, bien que le côté répétitif du mode de fonctionnement commence à être lassant. Heureusement, la saison 3 se termine sur un gros coup dur et une incertitude liée aux mésententes sur le plateau… 

Brooklyn Nine-Nine – saison 7

On ne pouvait pas passer à côté de cette septième saison disponible sur Netflix et autant vous dire que l’on s’est régalé. C’est toujours un plaisir de retrouver l’équipe la plus drôle et la plus décalée des séries TV avec une saison qui permet d’offrir de nouvelles perspectives quant au développement de ses personnages. Cette septième fonctionne toujours aussi bien, même si celle-ci paraît bien trop courte. Je vous laisse imaginer nos têtes lorsque l’épisode final s’est terminé, alors que l’on pensait qu’il y en avait encore 10 derrière…

FOCUS – CINÉMA

Man Of Steel de Zack Snyder

Revisionnage de mon côté et découverte pour madame, Man Of Steel de Zack Snyder est le genre de long-métrage qui aurait pu apporter plus au genre super-héros, mais qui souffre de beaucoup trop de défauts. Des défauts qui ne m’avaient pas forcément sauté aux yeux la première fois… Il n’y a pas à dire, Zack Snyder tente d’apporter de l’épique dans son long-métrage et je dois dire que cela fonctionne. La figure de Superman se construit petit-à-petit à coup de flashback plus ou moins important et d’actes de bravoure. Le principal souci, c’est que le réalisateur souhaite trop appuyer ses scènes d’une symbolique bien trop visible et surtout bien trop étouffante. Man Of Steel finit par devenir indigeste par sa lenteur, malgré quelques beaux plans.

Bienvenue à Gattaca d’Andrew Niccol

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne sais toujours pas quoi penser de ce film d’Andrew Niccol… Je ne sais pas si c’est le rythme un peu trop lancinant à mon goût qui m’a perdu ou tout simplement l’univers visuel mis en place par le réalisateur. Bienvenue à Gattaca a tout du film d’auteur, ne serait-ce que par le choix de sa colorimétrie et de son paysage. Le film nous plonge dans un futur plus ou moins proche où l’eugénisme est la norme, si bien que celle-ci vous ouvre les portes des meilleurs métiers. Ceux de naissances naturelles se voient relégués aux tâches ingrates. Cet univers aurait pu être abordé de façon plus vivante, car le rythme du long-métrage ne permet pas d’entrer pleinement dans l’intrigue. Le propos est incroyablement intéressant et celui-ci est accompagné par une espèce de froideur esthétique qui n’est pas sans rappeler le style Bauhaus. Tout est lisse, propre, sans pour autant être une blancheur immaculée, puisque l’auteur use d’une colorimétrie verdâtre. Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé Bienvenue à Gattaca, mais seulement que je ne l’ai sans doute pas découvert au bon moment.

Le daim de Quentin Dupieux

On change complètement d’univers pour l’absurdité et la folie de Quentin Dupieux. J’avais loupé son film Le Daim au cinéma et je me suis fait un plaisir de le rattraper sur OCS. Il n’y a pas à dire, il n’y a que ce réalisateur pour nous offrir une telle histoire. Celle-ci paraît loufoque dans un premier temps, puis nous sommes pris dans cette spirale qui finit par nous faire intégrer le souhait le plus cher de ses personnages.
Quentin Dupieux joue avec les genres pour nous surprendre, pour faire entrer le malaise dans le récit, mais aussi pour nous faire rire. Le Daim est un long-métrage surprenant, tant et si bien que le cinéaste bascule son histoire dans quelque chose de plus sombre et de plus tragique. En questionnant la notion d’apparence et de carapace, Dupieux nous plonge dans une relation ambiguë entre deux personnes qui se cherchent et qui finissent par se trouver. C’est sans aucun doute mon coup de coeur du mois !

Lola vers la mer de Laurent Micheli

On termine ce mois avec un autre long-métrage que je voulais voir depuis sa sortie et plus particulièrement depuis que j’avais vu une interview du casting. C’est toujours avec cette envie d’apprendre, d’en savoir plus et de m’informer sur le sujet de la transidentité que Lola vers la mer m’a interpelé. On a donc pu rattraper ce retard avec madame grâce à OCS.
Bon, je dois dire que je m’attendais à autre chose. Je pensais que la question de la transidentité de Lola serait le point central de ce drame, mais je dirais plutôt que nous suivons la relation conflictuelle entre un père et l’enfant qu’il croit avoir perdu. Pour moi, c’est Benoît Magimel le personnage central de l’histoire et non Lola… Si cette question identitaire est sur la table, c’est avant tout pour nous parler du trouble psychologique que cela implique chez les deux protagonistes, bien qu’il soit plus poussé chez le père.
Laurent Micheli nous offre un long-métrage assez lourd, symptomatique de ce que l’on s’attend à voir dans le cinéma d’auteur de ces dernières années. La musique qui arrive à point nommé, l’alternance entre cris, pleurs et joie et les rencontres un brin loufoques que nos personnages font sur la route. Cependant, le réalisateur nous laisse maître de notre réflexion quant à ce sujet, puisque celui-ci nous laisse dans le flou. Lola vers la mer est un film d’une tristesse si profonde, que certains personnages ne pourront jamais remonter à la surface. Est-ce que je vous conseillerai de voir ce film ? Bien sûr, c’est important et vous pourrez même y trouver votre compte.

FOCUS – PODCAST

  • Pardon le cinéma
  • We Love TFTC
  • Parlons Péloches
  • YCKM
  • L’émission souterraine
  • Un certain goût pour le noir
  • Netflixers
  • Troll In The Sky
  • Sorociné

FOCUS – MUSIQUE

Cult Of Luna – The Raging River

The Amenta – Revelator


Et voilà, le focus culture du mois de février touche à sa fin ! Celui-ci m’a donné pas mal de sueurs froides quant à sa préparation (ne jamais tout faire au dernier moment..). J’espère qu’il vous aura donné quelques idées pour vos prochaines lectures, écoutes ou visionnages.

J’espère que tout s’est bien passé de votre côté et que vous avez fait de belles découvertes. N’hésitez pas à me partager vos récents coups de cœur (livre, série TV, films, podcast, etc.) dans les commentaires. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un très bon mois de mars !

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6 réponses »

  1. Je te rejoins sur Man of Steel, vu au ciné pour ma part et pas vraiment conquis. Il marque d’ailleurs le début de ma rupture durable avec DC. Un film aussi lourd que son titre.
    Par contre, je suis obligé de monter au créneau pour défendre Bienvenue à Gattaca, formidable premier long d’André Niccol qui propose un recit anticipation remarquablement soigné et profondément intelligent dans son propos. Ce film que j’ai découvert en salle (puis revu à de nombreuses reprises) fut non seulement pour moi l’occasion de découvrir deux acteurs de talent (Jude Law et Ethan Hawkes), amis aussi de retrouver peut être pour la dernière l’immense Ernest Borgnine. Mélange de retrofuturisme et de Film Noir (à la même époque Dark City de Proyas essayait de faire de même en moins bien), Gattaca est sans doute le meilleur film de Niccol.
    Enfin, le Daim, dont j’avais vanté le pelage sur mon blog, trouve heureusement grâce à tes yeux. Une tuerie.
    Cult of Luna, je prends note également pour un éventuellement prochain investissement vinyle. 😉

    Aimé par 1 personne

    • Pour DC, j’ai vu Batman V Superman (version longue) et si celui-ci est meilleur, il y a encore pas mal de lacunes qui m’ont éloigné aussi de leurs films…
      Pour Bienvenue à Gattaca, je pense que je ne l’ai vraiment pas vu dans les bonnes conditions (fatigue, d’autres attentes, etc.) En tout cas, ça m’a donné envie de lui laisser une autre chance, surtout après ce que tu en dis.
      C’est prévu aussi de mon côté ! En plus, il y a de beaux vinyles chez eux 🙂

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  2. « Je vous laisse imaginer nos têtes lorsque l’épisode final s’est terminé, alors que l’on pensait qu’il y en avait encore 10 derrière… » J’imagine très bien, ayant dû avoir la même expression que toi. j’ai aussi beaucoup aimé retrouver l’ambiance si spéciale de Brooklyn Nine-Nine 🙂

    Aimé par 1 personne

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