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Tout est mal qui finit pire de Louis de Mauboy : cambriolage qui tourne mal

La France a du talent. 

Oubliez les têtes de gondoles, les styles qui se vendent avec facilité et plongez dans l’obscurité la plus crasseuse.
Tout est mal qui finit pire de Louis de Mauboy, c’est l’histoire d’un cambriolage qui tourne mal et c’est surtout une histoire que vous n’allez jamais oublier.  

La 4eme de couverture

La veille d’Halloween, Nézi et ses copains oublient leurs misères en se défonçant dans des clubs, tout en écoutant de la Hard Techno jusqu’à pas d’heure. Quand se présente l’opportunité d’un cambriolage, ces éternels fauchés imaginent un plan de rêve qui changera leur vie… Mais ils sont très loin de se douter de ce qui les attend, entre les murs de cette villa isolée… Dans la campagne profonde, les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit… Le rêve tournera-t-il au cauchemar ?

Tout est mal qui finit pire de Louis de Mauboy : cambriolage qui tourne mal

Tout est mal qui finit pire est le genre de roman que vous n’allez jamais oublier. Non, je n’utilise pas ce terme galvaudé pour rien… Louis de Mauboy est un auteur sale gosse qui va s’insinuer en vous comme un véritable poison. Ça tombe bien, on entre dans l’univers de la drogue dans cette histoire. Pas la douce, celle qui peut laisser un goût rêveur ou de nostalgie d’un soir d’été autour d’un feu de camp, mais bien la dure… Celle qui te fait plonger petit à petit en enfer, celle qui te transforme, celle qui déforme la réalité, quitte à la rendre encore un peu plus misérable. 
Ce roman, c’est de la bonne grosse bombe en barre. C’est le genre que tu ouvres et que tu refermes dans la même journée, tant on est pris dans le récit. On entre dans un univers inconnu, dangereux et on ne veut pas en ressortir avant d’avoir le fin mot de l’histoire. 

Tout est mal qui finit pire est un roman de cambriolage dans la plus pure tradition, mais aussi un véritable hommage au genre du Home-invasion. On sait que l’idée générale va mal tourner, on le sent dès les premières pages, dès l’idée de génie énoncée par un des personnages. Le plan semble trop simple. C’est avec une sincérité déconcertante que Louis de Mauboy nous entraîne dans ce cambriolage qui tourne mal, sauf que l’on est encore loin du compte. Je ne dirais rien de plus, histoire de ne rien gâcher.

Seulement, retenez bien que ce roman m’a plongé dans une tension intense, si bien que j’ai fini par complétement perdre les pédales dans le dernier tiers. J’ai pu en parler avec l’auteur, ce n’était pas volontaire. Tout est mal qui finit pire s’est terminé en véritable bad-trip pour moi. De nombreuses sensations sont venues se télescoper, si bien que je revoie encore certaines scènes au ralenti. Tout me semble encore irréel, complètement dingue et j’avais véritablement l’impression d’être en enfer. Les sons, les odeurs, les couleurs étaient décuplés, pour le meilleur et pour le pire.

Cerise sur le gâteau : Tout est mal qui finit pire est bien plus qu’un simple roman noir. Outre son aspect horrifique qui nous aspire dans les tréfonds des enfer, le roman nous entraîne dans une analyse sociale des plus intéressantes. Louis de Mauboy nous parle d’une jeunesse chaotique, de laissés-pour-compte qui n’auront pas eu les meilleures chances dans la vie pour avancer. C’est avec quelques flashbacks bien sentis que l’auteur nous plonge dans la psyché de ses personnages. La violence est au rendez-vous dès la naissance et ce n’est que le début, malheureusement. Cependant, le romancier nous montre aussi une envie d’aller au-delà, de se serrer les coudes, de se battre ensemble pour avoir plus. Les actes sont répréhensibles, mais la rage de vivre en ressort sans effort et vous verrez que dans un pays où “nous sommes tous égaux”, il y en a qui font bien pire…

Le roman est court, intense et vous n’en ressortirez clairement pas indemne. Louis de Mauboy joue les équilibristes entre plusieurs genres et on sent une sincérité dans sa façon d’écrire qui fait plaisir à lire. L’auteur réussit facilement à passer du home-invasion classique, à un passage véritablement choquant, voire très gore et qui n’est pas sans rappeler le travail de Pascal Laugier pour ne citer que lui (j’avais déjà pu faire cette comparaison lorsque j’avais découvert son précédent roman). Bref, Tout est mal qui finit pire est une véritable expérience qu’il faut vivre. Allez-y, n’hésitez pas et laissez-vous prendre par l’univers percutant du romancier. 

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