Coup de coeur

La mécanique du néant de Delphine Muse : une angoissante réussite

Quelle belle sensation de découvrir une nouvelle autrice d’épouvante et de se rendre compte que celle-ci nous a autant bousculé que durant la lecture de notre roman favori…

La mécanique du néant de Delphine Muse, publié aux Éditions des Lacs est une angoissante réussite à mettre au même niveau qu’un certain “maître de l’horreur”. Préparez votre lampe torche, votre couche et plongez au coeur de Datura…

La 4eme de couverture

Victime d’un coup du sort et n’ayant plus les moyens de loger toute sa famille, Arthur Comte est contraint d’accepter la proposition de son père : hériter de la maison de Datura.
Celle dans laquelle il a grandi.
Celle où sa mère vient de mourir.
Il emménage à contrecoeur dans l’immense bâtisse avec sa femme Jade, leurs trois enfants et rapidement, le malaise s’installe.
Pendant des décennies, il a essayé d’enfouir tous les souvenirs qui s’y rattachent. Le soir de la claque, par exemple. L’atmosphère. Les bruits.
Mais on n’échappe pas à soi-même.
Surtout pas à Datura.

La mécanique du néant : une angoissante réussite

On ne va pas passer par quatre chemins, La mécanique du néant de Delphine Muse est une véritable réussite qui ravira les amateurs ou non de romans d’épouvante. Tout est fait pour nous plonger dans une ambiance particulière, pour donner naissance à une angoisse qui finira par exploser dans son dernier tiers et pour nous faire dire que tout va mal finir. La romancière distille cette sensation comme un véritable poison et l’atmosphère anxiogène nous prend directement à la gorge. Vous voulez de l’épouvante, vous en aurez. Celle-ci joue sur notre attachement aux différents personnages qui composent cette famille pour créer l’horreur. Nous sommes ici face à une œuvre qui dose parfaitement ses ingrédients, qui nous happe avec intelligence, mais également avec des codes parfois éculés, afin de nous offrir une histoire bien plus moderne.

Publicités

La mécanique du néant est clairement le genre de roman qu’il faut lire la nuit tombée, à la lueur de sa lampe torche, histoire d’entrer pleinement dans l’atmosphère de Datura. Delphine Muse joue sur nos peurs enfantines comme jamais dans ce roman. La peur de l’obscurité finit par nous rattraper, chaque bruit de parquet, chaque branche qui craque sera une torture pour notre esprit et cette sensation de ne plus être seul dans la pièce va entrer en scène. Une véritable angoisse s’empare de nous en lisant ce roman, si bien que certains passages vont rester gravés en nous et finiront même par nous torturer…

Plusieurs thématiques s’offrent à nous tout au long de cette épreuve. L’autrice évoque dans La mécanique du néant la question du deuil, de la peur de la mort qui se transforme en véritable obsession, mais aussi des non-dits qui peuvent briser une famille et le douloureux passé qui nous rattrape. Delphine Muse nous parle de tout cela avec brio, sincérité et subtilité. On entre parfaitement dans la peau de son personnage, si bien que l’on partage ses angoisses, ses craintes, ses questionnements et surtout son obsession pour le passé, la mort. On ressent toute la bizarrerie de cette vieille bâtisse, on sent les odeurs qui en émanent, on sent les vibrations, si bien que l’on a vite l’impression de ne plus être seul. Si l’angoisse est présente, elle permettra également de mettre le lecteur à rude épreuve et certaines pauses devront être faites durant la lecture, malgré le fait que La mécanique du néant soit un véritable page-turner. 

Aucun doute à avoir durant la découverte de ce roman d’épouvante, Delphine muse connaît parfaitement ses classiques. L’inspiration des maîtres du genre est bien là. On sent que la romancière a dévoré chaque King et Shirley Jackson au clair de lune, tant on retrouve une construction similaire à certains moments, notamment lors du dernier tiers ou la montée en tension se veut toujours plus forte et où les points de vue se multiplient.
Et autant vous le dire tout de suite, La mécanique du néant jouit de la même qualité que Simetierre de Stephen King. L’angoisse, la peur et l’empathie nous serrent la gorge tout au long de cette lecture. Les émotions seront très fortes, décuplées au fil des pages, si bien que l’on termine cette lecture avec cette sensation d’être entièrement vidé. Le roman prend aux tripes et devient instantanément un véritable classique de l’horreur.


Vous l’aurez compris, Delphine Muse nous offre ici un roman d’épouvante de grande qualité en réussissant à invoquer les grands noms du genre, afin de moderniser le tout. La romancière joue sur une angoisse permanente qui nous prend à la gorge pour nous parler de différentes thématiques avec subtilité. La mécanique du néant vous marquera de son empreinte, de son ambiance et de sa puissance évocatrice. Allez vite vous le procurer et mettez vous à l’abri pour plonger au cœur de Datura…


Cliquez ici pour vous procurer La mécanique du néant


Abonnez vous à la Kube en cliquant ici !


Publicités

2 réponses »

  1. Je je remercie une nouvelle fois ici, Thomas. Je ne sais pas si tu écris de la fiction dans ton coin mais tu as vraisemblablement un talent de conteur. Tu sais partager tes émotions, tu me donnes presque envie de relire mon propre roman ^^

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s