Auto édition

TOXIC ADN d’Émile Degas: petit bonbon horrifique

C’est bon, l’heure d’hiver à sonner. La nuit noire s’empare de nos journées pour nous engloutir et pour nous faire vivre un véritable cauchemar. Le temps idéal donc pour sortir les lectures angoissantes et mon petit doigt me dit que j’ai ce qu’il vous faut…

Aujourd’hui, je vous parle de TOXIC ADN d’Émile Degas que je remercie chaleureusement pour la découverte et ce petit bonbon horrifique. 

La 4eme de couverture

Une ado à problèmes débarque dans la petite ville de Saint-Créspin, et elle ne passe pas inaperçue avec son style, sa répartie et ses troubles du comportement ! Ce n’est pas pour rien qu’elle se retrouve en maison de redressement. La jeune fille ne se doute pas que la vieille demeure cache de sinistres secrets, et que dans les champs agricoles qui bordent Saint-Crespin, une entreprise inquiétante épand un nouvel engrais dont les effets vont bientôt se faire sentir. Des effets… violents.
La folie, la mort et l’horreur s’apprêtent à déferler sur la ville, comme si c’était l’enfer lui-même qui ouvrait ses portes.
Âmes sensibles s’abstenir !

TOXIC ADN : petit bonbon horrifique

Il ne faudra pas énormément de temps pour qu’Émile Degas plante son décor et ses références. C’est avec un prologue qui n’aurait rien à envier aux slashers des années 80 et 2000 que l’auteur ouvre son court roman et le moins que l’on puisse dire, c’est que celui-ci maîtrise les effets horrifiques. Une étrange brume de couleur jaune, un homme seul sur la route et une horde sauvage d’adolescents en proie à une folie sanguinaire. C’est violent, sanglant, sans concession. Rideau. 

Après ce prologue de très belle facture, l’auteur nous plonge quelques jours avant le drame afin de comprendre les raisons de cette brutalité si soudaine. Encore une fois, le romancier fait figure de connaisseur, car celui-ci nous offre un véritable festival horrifique que l’on aurait très bien pu retrouver dans un recueil de nouvelles de Stephen King ou encore parmi la très belle collection Gore chez Fleuve. Tout est là pour faire plaisir à l’amateur d’horreur avec TOXIC ADN : le village où tout le monde semble se connaître, des secrets, un institut pour enfants violents et déséquilibrés, un trafic de drogue, un maire qui magouille avec des géants de l’agroalimentaire, etc. Vous l’aurez compris, Émile Degas nous offre une véritable pépite qui va prendre de l’ampleur au fil des pages.

On sent que quelque chose de pas clair se prépare sous nos yeux et il ne faudra pas attendre longtemps avant que cela nous explose dans les mains. Émile Degas nous offre la possibilité de suivre plusieurs personnages dans cette aventure et on peut aisément dire que celui-ci dépeint une psychologie différente pour chacun d’entre eux. On plonge dans leurs errances, dans leurs folies, ce qui entraînera la chute du village de St Crespin.
Bien sûr, la brutalité et la férocité viennent petit à petit péricliter cette histoire. L’auteur s’en donne d’ailleurs à cœur joie pour nous donner un véritable festival de scènes dantesques et gore à en faire pâlir plus d’un, notamment dans son dernier tiers où la situation devient cauchemardesque, voire indescriptible. 

Comme tout bon roman d’horreur qui se respecte, la violence ne fait pas tout et Émile Degas semble l’avoir très bien compris. TOXIC ADN ne fait pas dans la violence gratuite, ni dans le divertissement abrutissant pour amateur de frissons en manque d’adrénaline. Ce court roman évoque avec justesse la dureté du monde rural, plus particulièrement pour les agriculteurs qui n’ont plus les moyens de lutter contre les gros groupes. Il est question ici d’hyper-rentabilité, de la sur-consommation de produits alimentaires à la qualité douteuse. L’auteur met en garde, comme pouvait le faire Stephen King dans certains romans contre le nucléaire ou les nouvelles technologies, avec ce grain de folie qui fait plaisir à lire.


Vous l’aurez compris, TOXIC ADN est une très belle surprise pour ma part. L’auteur, Émile Degas, nous offre un court roman d’horreur aussi brutal qu’intelligent dans son propos. Le genre d’histoire qui se dévore en une petite soirée et qui vous fera réfléchir au monde qui vous entoure. Surtout, n’oubliez pas de manger vos cinq fruits et légumes par jour…


Publicités

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s