Cinéma

[CRITIQUE] : Nobody Sleeps In The Woods Tonight 2 de Bartosz M. Kowalski (2021)

Sortie quelques jours avant Halloween, le 27 octobre 2021, en exclusivité sur Netflix, Nobody Sleeps In The Woods Tonight : partie 2 est une suite que nous n’attendions pas. Pourtant, celle-ci voit le jour notamment grâce à son succès sur le sol américain, puisque le premier volet avait été le quatrième programme le plus visionné durant le week-end de sa sortie.

Si la première partie avait pu réjouir les amateurs de frissons, de camps de vacances, de slasher et de critiques politiques, que faut-il attendre de cette suite ? Accrochez-vous, parce qu’il semblerait que Bartosz M. Kowalski, toujours aidé de sa co-scénariste Mirella Zaradkiewicz aient lâché les chevaux ! 

Nobody Sleeps in the woods tonight : des monstres ? Vraiment ?

Suite directe du premier opus, Nobody Sleeps In The Woods Tonight : partie 2 s’ouvre sur une scène complètement baroque et en total décalage avec ce que l’on avait pu voir l’an passé. Bien évidemment, on se rend bien vite compte que tout cela est le fruit de l’imagination d’un jeune officier de police un poil looser sur les bords. La suite par contre risque de satisfaire les amateurs de latex, de faux sang et autres effets pratiques, puisque le réalisateur ne perd pas trop de temps et nous enfonce, une nouvelle fois, dans son univers horrifique. 

Ici, il n’est plus véritablement question de rendre hommage aux slashers des années 80 en mettant en scène un camp de vacances où de jeunes adolescents se font massacrer un à un. D’ailleurs, le premier constat que l’on peut se faire, c’est que Bartosz M. Kowalski et sa co-scénariste ont épuré leur écriture pour nous offrir une véritable boucherie. Les deux compères s’éloignent donc de ce sous-genre et semblent plutôt emprunter une autre route, histoire de prouver qu’il peuvent produire quelque chose de nouveau dans le paysage du cinéma d’horreur. Ce Nobody Sleeps In The Woods Tonight : partie 2 ravira davantage les amateurs de monstres et de survival à la Wrong Turn. Il est toujours indéniable que le cinéaste dispose d’un savoir-faire pour la mise-en-scène, bien que ce nouvel opus ne brille pas par son inventivité. Cependant, on peut ressentir cette envie d’explorer, de jouer avec les codes et de les mélanger entre eux pour nous surprendre.

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Plus gore, plus dérangeant par bien des aspects, ce Nobody Sleeps In The Woods Tonight : partie 2 aura de quoi faire parler de lui, notamment avec son retournement de situation vers la moitié du long-métrage. Si l’envie de vous parler de ce choix est là, je me dois bien de garder la surprise bien au chaud pour que la découverte soit totale. Une chose est sûre, ce choix de la part de Bartosz M. Kowalski est audacieux et contribue grandement au fait que cette suite gardera une place particulière dans mon cœur de fan d’horreur. Jouant sur les clichés du genre, le réalisateur nous plonge dans un conte horrifique à la fois touchant, drôle et dramatique qui ne plaira pas à tout le monde. 

Et si, le premier opus avait une portée politique avec sa critique du président de la Pologne et du président du Conseil des ministres, Lech Aleksander et de Jaroslaw Kaczyński, ici, il sera plutôt question de la vision que l’on se fait de la monstruosité, qu’elle soit physique ou morale. Le réalisateur pose un regard tendre sur cette figure mythique du cinéma d’horreur et nous pousse à la réflexion, bien que celle-ci aurait mérité, je pense, un approfondissement bien plus conséquent.

“Les prédateurs ne meurent jamais, contrairement aux victimes, parce qu’ils sont interchangeables. Une monstruosité se substitue à une autre et on recommence.” La Raison des femmes de Andrea H. Japp

Note : 3 sur 5.


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