Coup de coeur

Le neuvième fragment de John Faredes : violence et horreur

Le soleil, le retour des bons moments entre amis et cette envie irrépressible de retomber dans un roman noir encre, aussi dérangeant que maîtrisé. 

C’est la vie que j’ai décidé de mener et c’est ainsi que j’ai relu Le neuvième fragment de John Faredes publié aux Éditions Nouvelles plumes.

Allez suivez-moi, on part en exploration pour un récit qui mêle violence et horreur !

La 4eme de couverture

Auteur à succès de thrillers, John Conroy reçoit une lettre d’une certaine Sharon Palmer, accompagnée d’une clé USB. Fille d’un millionnaire, Sharon est une icône du cinéma underground. Selon la rumeur, la projection de son dernier film Le Neuvième Fragment aurait fait basculer ses spectateurs dans une folie suicidaire. Il ne resterait dans le monde qu’une seule copie du film maudit…

Sur la clé USB, un film gore pour le moins réaliste laisse à John un sentiment de dégoût mêlé d’interrogation : pourquoi est-ce à lui que Sharon s’est adressée ? En se rapprochant de la famille de la jeune femme, il découvre que celle-ci vient d’être kidnappée. Preuves de l’enlèvement : un courrier signé du nom de Sharon… et deux doigts fraîchement tranchés.

Le neuvième fragment : violence et horreur

Si vous êtes à la recherche d’un roman noir, voire d’un thriller, qui vous bouscule, vous plonge dans l’horreur viscérale et psychologique, alors vous avez frappé à la bonne porte. John Faredes se dresse en jeune maître du genre avec un récit qui va vous embarquer dans une quête de vérité, dans un drame familial intense, violent, sans concession, le tout dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler celle de Seven, The Game ou encore 8mm. Vous l’aurez compris en lisant ces trois références, Le neuvième fragment ne fait pas dans la dentelle et vous marquera au fer rouge pour un bon petit moment.

Ce qui est incroyable ici, c’est de savoir que ce roman est le tout premier du romancier. Tout ici, respire la maîtrise de plusieurs genres, de leurs codes et du sens du rythme. John Faredes nous happe par son écriture dans un récit qui nous dépasse et qui nous plonge dans quelque chose qui nous dépasse. Le neuvième fragment est marqué par son ambiance, à la fois malsaine, glauque et étouffante, si bien que celui-ci devient finalement aussi dangereux que le film en question…

Il est indéniable que le jeune auteur se fera un nom parmi les grands dans quelque temps, puisque celui-ci nous entraîne dans une frénésie de violence qui pourrait en faire rougir plus d’uns. John Faredes se pose en guide, en connaisseur dans cette histoire et nous offre un questionnement sur l’horreur au cinéma, mais aussi sur la violence qui peut en découler. Mais attention, le neuvième fragment, c’est bien plus que ça. C’est une descente en enfer qui se fait petit à petit, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus remonter à la surface. La violence, on va la vivre, on va la subir, on va la dépasser. Elle est aussi bien physique que psychologique, puisque l’auteur nous montre que celle-ci est partout, aussi bien au sein d’une famille ou dans un couple. Cette violence peut être cachée, mise en pleine lumière ou plus insidieuse. Elle se faufile au quotidien sans forcément que l’on s’en rende compte et elle finit par nous avoir, par nous transformer.
Véritable récit sur la folie qui nous entoure et qui fait partie de nous, Le neuvième fragment est un divertissement parfait, sans pour autant laisser de côté la partie psychologique. C’est avec cet aspect que le jeune auteur se démarque d’emblée, puisque cette folie nous accompagne et rythme la vie de chacun des protagonistes et antagonistes. Sans être juge, John Faredes nous dresse le portrait d’hommes et de femmes avides de toucher le graal, quitte à se brûler les ailes. 

Lire Le neuvième fragment, c’est devoir prendre quelques heures pour soi histoire de terminer le roman dans la foulée. Mais c’est aussi prendre quelques jours pour le digérer, pour faire ressortir toute cette horreur qui a parcouru nos veines. John Faredes livre ici un premier roman d’une qualité rare, un véritable page-turner glauque, complètement fou qui se dévore sans que l’on s’en rende compte. L’histoire finit par nous obséder, par faire partie de nous et nous n’attendons plus qu’une chose : mettre la main sur cette pellicule dont tout le monde parle… 


Vous l’aurez compris, John Faredes livre ici ce que je pourrais aisément qualifier de chef d’oeuvre du genre, tant l’auteur maîtrise à la perfection son ambiance, son rythme, ses références. Le neuvième fragment vous marquera à tout jamais et vous donnera envie d’en découvrir davantage sur son auteur… Foncez sur ce roman qui est disponible en librairie et dans quelques jours au format poche dans les librairies France Loisirs. En plus, son nouveau roman arrive également à la fin du mois dans ces mêmes librairies (je dis ça, je dis rien). 

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Pour vous procurer Le neuvième fragment, c’est par ici. 

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