Bilan

FLOP Littérature 2020

L’année 2020 a été merdique à bien des égards et celle-ci n’aura même pas eu la décence de m’épargner au niveau de mes lectures… Je rigole, je ne dénigre absolument pas les romans qui font partie de ce Flop de l’année. J’ai même un profond respect pour les auteurs et autrices qui sont derrière tous ces mots, toutes ces thématiques et tous ces sentiments.

Cette sélection est totalement subjective et ne représente que mes goûts personnels et à personne d’autre. Je ne suis personne pour affirmer si tel ou tel livre est mauvais… Ce flop n’est pas là pour me faire mousser, mais simplement pour partager avec vous ce qui ne l’a absolument pas fait de mon côté…

FLOP LITTÉRATURE 2020

La disparue de la cabine n°10 de Ruth Ware (Fleuve éditions)

Premier livre lu en 2020 et première déception… Si le roman de Ruth Ware n’est pas mauvais en soi et que celui-ci pourra plaire à plus d’un, il faut dire que La disparue de la cabine n°10 n’a pas su tenir toutes ses promesses en termes d’intensité. L’autrice nous embarque dans un huis-clos à bord d’un bateau, afin de nous offrir une histoire de disparition, croustillante sur le papier, mais terriblement ennuyeuse au final. Les scènes se ressemblent et se répètent, si bien que la lassitude s’est emparée de moi, après seulement quelques mauvaises vagues…

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Taches rousses de Morgane Montoriol (éditions Albin Michel)

Annoncé comme la nouvelle voix du roman noir, vous n’avez pas pu passer à côté de Taches rousses, ce primo-roman qui avait tout pour me séduire. Avec son langage outrancier, une intrigue flirtant entre le drame, le roman noir, le polar, voire même le cinéma américaine, Morgane Montoriol avait déjà réussi à me convaincre. Malheureusement, si la première partie se lit avec délice, la suite se veut bien trop classique, abandonnant son ton irrévérencieux, pour m’offrir un final devinable et sans impact…

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Neuf parfaits étrangers de Liane Moriarty (éditions Albin Michel)

Premier roman que je lis de Liane Moriarty et on ne peut pas dire que ce fut une réussite… Neuf parfaits étrangers représente tout ce à quoi je n’accroche pas dans la littérature, que ce soit au niveau des thématiques, du style ou de la plume. L’autrice m’a plongé dans une cure de désintox, dans une retraite spirituelle, avec des personnages sans consistance, malgré les efforts de Liane Moriarty pour être mordante, et surtout dans un récit manquant cruellement de rythme…  Il aura fallu attendre plus de la moitié du roman pour que l’histoire passe la seconde, mais il était déjà trop tard pour moi. 

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Hypnose de Peter James (éditions Bragelonne)

Sur quatre romans lus de l’auteur, j’ai pu en apprécier deux. Vous allez me dire que c’est un bon ratio, mais pour ma part, je pense pouvoir affirmer que c’est un abandon de mon côté pour Peter James. Hypnose fait la promesse d’un roman angoissant, à défaut d’être horrifique et autant vous dire qu’il se rate en beauté aussi ici. Remarquez, je peux dire que le roman a le nom qu’il lui faut, tant celui-ci a été soporifique… Que ce soit dans son rythme, dans ses effets ou dans ses personnages, le récit sonne vieillot avant l’heure.

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13 de Steve Cavanagh (éditions Bragelonne)

Avec celui-ci, j’ai intérêt à partir me cacher au fond des bois pour que Chris ne puisse pas me retrouver et me casser les deux jambes… Steve Cavanagh, c’est un peu comme son nouveau chouchou, son nouveau gourou, mais la sauce n’a pas prise avec moi. Déjà, il faut dire que je ne suis pas un grand amateur de thriller juridique et du rythme que l’on retrouve dans les dialogues. Je ne trouve pas que les joutes verbales apportent quelque chose à l’ensemble, sauf peut-être un certain écran de fumée pour cacher les faiblesses du récit…
13 de Steve Cavanagh se lit et s’oublie, mais peut-être que le punch de l’auteur saura vous conquérir. 

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L’espoir fait vivre de Lee Child (éditions du Seuil)

Alors celui-ci j’en attendais pas beaucoup, mais je suis quand même déçu… Lee Child a pour habitude de nous offrir des romans dignes d’actionner des années 80 et en soit ça ne me gêne absolument pas. J’aime quand un auteur réussit l’exploit de nous offrir un réel divertissement sur papier, mais le souci de L’espoir fait vivre vient sans doute du fait de son aspect trop répétitif, dû à l’obsession de son personnage pour ce mystérieux village. C’est bien dommage, car Lee Child avait réussi à me captiver par son idée. 

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HS 7244 de Lorraine Letournel Laloue (éditions Belfond)

J’ai longtemps hésité à mettre ce roman dans les flops de l’année, mais je n’ai pas pu m’y résoudre. L’autrice nous offre un roman noir, très noir, avec une histoire inspirée de faits réels, mais dont la plume finit par lasser. Il n’y a pas à dire avec HS 7244, Lorraine Letournel Laloue ne fait pas dans la dentelle. Il va falloir avoir le cœur bien accroché pour subir les assauts horribles de cette histoire, mais il faut également se préparer à vivre les mêmes scènes et la même introspection de son personnage principal tout au long du récit. Malheureusement, les répétitions ont fini par avoir raison de moi…

avis HS 7244 Lorraine Letournel Laloue

La mémoire du bourreau de Maud Tabachnik (éditions Le masque)

L’idée de base, proposée dans La mémoire du bourreau, est intéressante, puisque l’autrice nous permet de voir les atrocités de la Seconde Guerre mondiale du point de vue d’un ancien officier SS qui était en faction dans un des camps de concentration. Le début du roman oscille entre la fascination et le dégoût, tant la froideur du personnage nous saute au visage. Malheureusement, La mémoire du bourreau tourne rapidement au vinaigre quand on se rend compte que la psychologie du personnage ne dépasse pas le pilier du comptoir… Le vieux nazi s’avère être un méchant nazi et il n’y a rien d’autres à ajouter. Alors oui, Maud Tabachnik a sans doute voulu nous montrer un homme endoctriné ou qui, du moins, croit dur comme fer à la nécessité de tous les actes commis durant cette triste période, mais cela semble bien trop simpliste pour ne pas dépasser le roman provocateur.

avis La mémoire du bourreau de Maud Tabachnik roman seconde guerre mondiale

Disparaître ici de Kelsey Rae Dimberg (Cherche-midi éditeur)

Dernier flop de l’année avec ce roman qui marque mon arrivée dans la team Thriller de cherche-midi… Contrairement aux autres Disparaître ici n’avait pas tout de son côté pour me faire succomber à son charme. Déjà, Kelsey Rae Dimberg nous embarque dans un thriller psychologique dans le monde de la politique américaine et autant vous dire qu’on est très loin de mes centres d’intérêts. Heureusement, l’autrice ne nous gave pas de cette ambiance. Cependant, si celle-ci nous offre un prologue d’une efficacité redoutable, celle-ci dévie rapidement de cette intention pour partir sur quelque chose de bien plus classique et bien moins prenant…


Voilà cette troisième partie de la rétrospective de 2020 touche à sa fin et j’espère que celle-ci vous aura plu. N’hésitez pas à me dire dans les commentaires les livres qui ne vous ont pas plu durant votre année, mais aussi à venir défendre l’un de ces romans, surtout vous l’avez apprécié.

On se retrouve rapidement pour parler des Tops de l’année et mon petit doigt me dit qu’il va y avoir une très belle sélection !

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