Littérature

Les liens mortifères de Sophie Lebarbier : une série TV à lire

Avec ce premier roman au titre intrigant, Sophie Lebarbier avait tous les ingrédients en main pour assouvir notre curiosité. Publié aux Éditions Albin Michel, Les liens mortifères est un roman français qui se lit comme une véritable série TV. 

La 4eme de couverture

Un meurtre, un enfant, une légende… Quel est le lien ?
Qui a tué la ravissante Ingrid ? Et pourquoi ? Sa soeur Léonie, psychologue trentenaire, aussi vive que névrosée, tente de comprendre. En parallèle, Fennetaux, une commandante de police atypique, légèrement allumée mais redoutable, mène l’enquête officielle.
Tandis que le mystère s’épaissit, les deux femmes unissent leurs forces pour démêler les liens mortifères d’une histoire dont les origines remontent à il y a fort longtemps… au cœur d’un village médiéval de l’Ardèche.
Entre passé et présent, ce polar saisissant, mâtiné d’une dose de perversité et de folie, donne naissance à un duo attachant et sensible.

Les liens mortifères : une série TV à lire

Si c’est son premier roman, Sophie Lebarbier n’est pas une novice dans le monde du thriller psychologique et cela se ressent. En effet, Les liens mortifères possède une certaine force dans sa narration, puisque la romancière n’est autre que la créatrice de la série TV Profilages pour TF1. Le récit semble ainsi aussi fluide qu’une création audiovisuelle, nous poussant alors à lire l’ensemble en une seule fois. Les chapitres sont courts, rythmés comme il faut et la romancière n’en oublie pas de disposer de nombreux rebondissements pour nous maintenir dans notre frénésie de lecture.
L’écriture est donc assez visuelle et l’autrice nous plonge avec facilité dans son enquête mêlant histoire de famille et légende ancestrale autour d’une sorcière. Tout est là pour nous immerger en totalité dans un récit prenant, marquant par sa plume et par ce côté cinématographique qui réussit à mêler à la fois les genres et les temporalités dans une seule et même histoire.

L’autre aspect qui permet de comprendre le rôle et l’influence du format sériel réside dans la création de ses personnages. Ceux-ci nous impactent directement par leurs caractéristiques et leur aspect physique que l’on s’en fait. On arrive tout de suite à les visualiser, à les côtoyer et donc à comprendre leur force, mais surtout leur faille. Sophie Lebarbier prend un soin particulier à nous offrir des personnages forts et en profite pour nous parler de deux maladies qui touchent les deux héroïnes. L’empathie entre ainsi instantanément en jeu et permet de donner de la vie à l’ensemble de cette enquête. 

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Des forces qui se transforment en faiblesse

Là où le bât blesse réside dans le fait que toutes les forces de l’autrice évoquées précédemment se retournent contre elle, selon moi, durant la lecture de son roman. En effet, si la plume joue bien son rôle, le récit quant à lui se veut bien trop classique et renvoie directement à certaines productions télévisuelles françaises, dont la qualité narrative laisse parfois à désirer. Les liens mortifères n’arrivent pas totalement à captiver son lecteur, d’autant plus que l’on devine longtemps à l’avance les liens qui unissent les différents protagonistes. Le roman se transforme ainsi en un produit que l’on a déjà beaucoup trop vu à la télévision et peine à surprendre son lecteur. 

Cela se ressent également dans la création des personnages et dans les relations qu’ils ont entre eux. Si Sophie Lebarbier a réussi à insuffler de la vie dans ses deux héroïnes et à faire entrer notre empathie en jeu du fait de la maladie, on ne peut s’empêcher de voir ces deux personnages comme une simple caractérisation qui ne va jamais au-delà. L’ensemble sonne malheureusement faux et ce n’est pas les dialogues et la narration qui pourront me faire changer d’avis. Malheureusement, Les liens mortifères s’embourbent dans cette qualité douteuse dont la télévision nous abreuve depuis des années…

En bref, Les liens mortifères ne réussit pas à convaincre

Malgré ses quelques forces, le premier roman de Sophie Lebarbier peine à convaincre, tant le roman renvoie à certaines mauvaises productions télévisuelles françaises. Le roman sonne creux, faux et il est alors impossible pour moi de m’investir totalement dans ce récit…

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