Horreur

Camping sauvage de Gilles Bergal : ATTENTION AUX MOTARDS

Born to be wild. 

Trouver un roman de la collection Gore de Fleuve noire en librairie, c’est rare. Du coup, il ne faut pas hésiter longtemps pour se l’offrir et pour le dévorer au plus vite ! 

Aujourd’hui, je vais vous parler de Camping sauvage de Gilles Bergal. ATTENTION AUX MOTARDS…

La 4eme de couverture

Les deux motards accélérèrent l’un vers l’autre tenant leurs captifs à bout de bras. Les deux corps se percutèrent avec une violence inouïe et, sous le choc, les yeux jaillirent, les crânes explosèrent comme des pastèques trop mûres.

Camping sauvage : ATTENTION AUX MOTARDS

Ami de la littérature et de la belle lettre, vous pouvez passer votre chemin, Camping Sauvage de Gilles Bergal n’est pas fait pour vous. Même l’auteur parle de ce roman comme de quelque chose de médiocre, c’est pour dire… Pourtant, je ne peux m’empêcher d’avoir une certaine sympathie pour cette histoire, voire même une tendresse pour cette tentative de nous offrir de l’horreur certes simple, mais qui transpire l’amour pour la série B, voire la série Z.
Ce court roman se pose en véritable Survival qui n’a rien à envier aux sorties cinématographiques des années 80. En partant d’une expédition punitive entre un groupe de villageois et un groupe de bikers, on pouvait se douter que tout cela allait mal finir. Il faudra attendre quinze années pour que la vengeance remonte en selle. Quand on dit que la vengeance est un plat qui se mange froid, Gilles Bergal l’a bien compris. Qui dit Survival d’aspect classique, on s’attend à avoir une palette de personnages peu développée et surtout pleine de clichés. Autant vous dire que vous allez être servis, si bien qu’il sera difficile de vous attacher à certains d’entre eux.

Mais est-ce là le plus important ? Camping sauvage, c’est tout simplement une histoire bête et méchante, faite pour les amateurs du genre et les adolescents boutonneux en mal de sensation. Qu’on se le dise, si Gilles Bergal ne brille pas par son écriture en général, celui-ci excelle pour faire grimper la tension du lecteur, comme pour nous offrir des scènes chocs, sans concessions et d’une violence rare de nos jours. Il est impossible que cette histoire ne vous dégoûte pas, ne serait-ce qu’un peu, et que celle-ci ne vous fasse pas craindre les motards que vous croiserez.
Le romancier s’en veut d’avoir écrit ce roman et pourtant, j’y vois une belle tentative de nous offrir un mélange des genres avec une violence primaire, jouant aussi bien sur l’aspect horrifique de son récit que sur un côté western crépusculaire. L’idée est peut-être basique, mais on peut y déceler quelques thématiques qui auraient pu être développées dans un roman plus long. On y trouve notamment la notion de xénophobie, mais également cette crainte de la jeunesse qui évolue au fil des années. Rien que d’imaginer cette horde de motards squelettiques arrivant dans les ruelles du village pour en découdre avec les habitants et la peur m’envahit.


Vous l’aurez compris, ce court roman de Gilles Bergal n’est pas du grand art à ses yeux et pourtant, il est possible de s’y attacher et d’y trouver de quoi frissonner. Je suis certain que vous ne verrez plus les bikers de la même façon après cette histoire. Pour ce qui est du Camping sauvage, je pense que l’on a vu assez de films pour connaître les risques…

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2 réponses »

    • On en est clairement proche et même l’auteur ne s’en cache pas ! Par contre, je n’ai pas assez de connaissance en la matière pour savoir si d’autres auteurs peuvent entrer dans cette « mouvance ».

      Aimé par 1 personne

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