Cinéma

[CRITIQUE] : Blood Red Sky de Peter Thorwarth (2021)

Si le cinéma horrifique s’est fait une belle place lors de la réouverture des salles de cinéma avec de nombreuses entrées et surtout quelques beaux succès, il en est de même sur la plateforme Netflix. Histoire de marquer les esprits, celle-ci dégaine un nouveau film d’horreur, après la trilogie Fear Street et A Classic Horror Movie, avec Blood Red Sky de Peter Thorwarth. Soyons honnête quelques instants, ce nouveau long-métrage se vend tout seul, tant le pitch donne l’eau à la bouche…

SYNOPSIS : Lorsque des terroristes tentent de détourner leur vol, une femme voyageant avec son fils et atteinte d’une maladie mystérieuse est forcée de dévoiler un sombre secret.

Alors que l’on pourrait s’attendre à une simple copie de Passager 57, mais avec une vampire, Peter Thorwarth (La vague) renverse les “attentes” en nous offrant plus volontiers un long-métrage hybride entre Flight Plan et Morse, sans pour autant en oublier notre dose quotidienne d’hémoglobines. Le premier constat que l’on peut faire après les premières minutes de ce Blood Red Sky et l’arrivée des premiers ennuis, c’est que le réalisateur a su se jouer de nous et des stéréotypes que le genre du détournement de vol a su apporter depuis quelques décennies.Seulement, passé la surprise, c’est l’ennui qui pourra prendre le plis sur la suite des événements, tant le réalisateur oublie de nous surprendre. La faute incombe notamment au découpage du long-métrage qui met en place quelques scènes de flash-back. Ceux-ci, même s’ils permettent de mieux cerner le personnage de Nadja et de comprendre l’origine du mal, s’étirent un peu trop pour ne pas se faire ressentir. En jouant la carte du film d’horreur de plus de deux heures, Peter Thorwarth perd en efficacité, si bien que l’on s’égare un peu entre les rangées de sièges. 

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Pourtant, on ne peut pas dire que Blood Red Sky est un mauvais film en soi, puisque le réalisateur réussit à nous offrir un véritable bain de sang, tout en surfant sur le drame intimiste autour de l’amour d’une mère pour son fils. Et c’est là tout l’intérêt de ce long-métrage, puisque nous allons suivre le combat intérieur de Nadja (interprétée par Peri Baumeister), tiraillée entre le désir profond de protéger son enfant des terroristes, tout en le tenant éloigné de son propre mal. La tension est là, palpable et elle est magnifié par le travail de l’actrice qui tente de ne pas se perdre dans une violence incontrôlable…
La montée en puissance prend donc son temps, mais c’est pour mieux exploser dans la dernière heure, et ce pour notre plus grand plaisir. Peter Thorwarth se lâche un peu plus et nous offre une boucherie, qui manque clairement en visibilité par moment, mais qui sent bon la série B des années 90 que l’on pouvait retrouver dans les vidéos club. Blood Red Sky ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit d’être gore et c’est ce qui donne aussi un capital sympathie supplémentaire au long-métrage. Ne cherchez pas, il n’y aura pas réellement de héros dans ce récit, mais bien un désespoir qui coule dans les veines de chacun des occupants de ce vol…


Si ce Blood Red Sky n’est pas exempt de défauts, il faut tout de même saluer la bonne intention de son réalisateur de faire à la fois dans le drame intimiste et dans le bain de sang. Cette nouvelle sortie Netflix, disponible depuis le 23 juillet 2021, reste assurément l’une des bonnes surprises de ces dernières semaines et qui devrait plaire avant tout aux amateurs de séries B bien sanglantes. 

Note : 3.5 sur 5.

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