Littérature

Parasites de Ben H. Winters : ennui mortel

En attendre trop d’un roman et être déçu, c’est agaçant non ?

Ben H. Winters promettait un roman qui démange avec Parasites publié aux Éditions Sonatine, mais je n’ai ressenti qu’un ennui mortel…

Retour sur un thriller domestique qui divisera les lecteurs.

La 4eme de couverture

A Brooklyn Heights, Susan et Alex Wendt ont enfin trouvé l’appartement de leurs rêves! Un nouveau départ s’annonce pour le jeune couple…

Sauf que. Un redoutable fléau s’immisce dans leur quotidien. Des punaises de lit. Invisibles, assoiffées de sang et apparemment indestructibles…. A-t-on affaire à une véritable invasion? Ou bien Susan perd-elle la raison ?

Parasites : ennui mortel

Bon voilà, si vous écrivez vous-même des chroniques, vous savez dans quelle position je me trouve. C’est toujours délicat d’aborder une lecture qui n’a pas totalement fonctionné sur nous. Entre l’envie de ne pas en parler du tout, pour l’oublier au plus vite et celle d’expliquer pourquoi cela ne l’a pas fait et peut-être permettre à des lecteurs de se positionner quant à cette lecture, notre cœur balance. Comprenez-moi bien, je n’ai absolument pas envie de casser le roman ou l’auteur, bien au contraire. Je vais simplement vous exposer mon point de vue en restant courtois et en essayant d’apporter une analyse complète vis à vis de mon ressenti… 

Alors autant commencer par le plus dur. Arrachons tout de suite ce pansement pour ne plus y penser par la suite. Parasites de Ben H. Winters, c’était la promesse d’un thriller domestique et psychologique à la frontière de l’horreur avec la représentation de punaises de lit envahissant le quotidien d’une famille fraîchement arrivée dans son nouvel habitat. Je ne vais pas vous mentir, j’y ai cru. Les premiers chapitres m’ont mis dans une ambiance particulière, à la limite de la bizarrerie, notamment avec le personnage de la vieille propriétaire un poil loufoque, à côté de la plaque. Cependant, tout est très vite retombé…
Le VIDE. Voilà ce que j’ai pu ressentir par la suite durant ma lecture et je peux vous garantir que je les ai senti passer les 260 pages du roman. Bon ou mauvais moment pour entamer cette lecture ? Je ne sais pas, je ne pense pas. J’ai retrouvé dans Parasites tout ce que je rejette dans le thriller domestique/psychologique. Je n’ai eu aucune alchimie avec les personnages et plus particulièrement avec la protagoniste que j’ai trouvé exécrable dès les premiers instants. Capricieuse, hautaine, mal dans sa peau, consommatrice d’alcool et de somnifère. Bref, le parfait cliché de la ménagère bourgeoise avec des problèmes de bourgeois… Dès lors, il était impossible pour moi de ressentir une once d’empathie et surtout de me prendre au jeu de cette “paranoïa” prévisible assez rapidement.
Le frisson, l’angoisse, la terreur, le dégoût, voilà ce qui m’a également manqué durant cette lecture. Ben H. Winters ne m’a pas transporté par sa plume que j’ai trouvé trop distante, n’essayant même pas de jouer sur une montée en puissance de l’effroi qu’aurait pu apporter la vision de ces insectes. Rien, le néant. Enfin presque, mais je vais y revenir.

Le venin est sorti, je peux passer à autre chose. Parce que Parasites ce n’est pas que des mauvais points, au contraire. Si l’aspect paranoïa semble assez cliché, elle est ici utilisée pour nous parler d’un couple en crise, qui ne se comprend plus et qui se perd dans les non-dits, les rancunes et le quotidien qui nous abrutit. Nous passons tous par cette phase à un moment donné et on ne s’en rend pas toujours compte. Ben H. Winters nous livre ici une vision parfaite de ce qu’est un couple sur la corde raide, qui n’a besoin que d’une petite chose pour que tout explose. Cette chose est représentée par les parasites visibles ou invisibles.
Revenons-en à cette question de l’effroi. Si celui-ci a été aux abonnés absents durant une bonne partie de l’intrigue, je peux vous assurer qu’il revient en force dans le dernier tiers. Parasites se transformant ainsi réellement en un pur thriller horrifique jouant sur ce qu’on nous avait promis depuis le début et sur une explosion de violence dont on ne s’attendait pas. L’auteur transforme l’essai en jouant avec les codes, en apportant plus de nuances, plus de terreur et laissant alors un souvenir impérissable en tête. Dommage que le romancier n’ait pas eu ce niveau d’exigence dès les premières pages… 


Voilà vous aurez compris que Parasites ne m’a pas rendu paranoïaque des insectes et que je ne suis pas à quatre pattes en train de nettoyer mon appartement. On peut même dire que le roman m’a laissé presque totalement de marbre, mais comme on dit tous les goûts sont dans la nature. Je ne peux donc que vous inviter à vous faire votre propre avis sur ce roman de Ben H. Winters

Cet article a été écrit en partenariat avec la maison d’éditions Sonatine et vous pouvez retrouver le roman en cliquant sur ce lien.

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5 réponses »

  1. Oups, ça arrive… pas évident de parler d’une lecture que l’on n’a pas aimée, je déteste ça aussi… pourtant, l’honnêteté est une qualité que j’apprécie chez les blogueurs et il arrive même qu’une critique négative soit le déclencheur d’une envie de lecture, puisqu’avec le temps, on apprend à repérer chez les autres quels points négatifs sont justement ceux qui peuvent nous plaire ! Heureusement, car il en faut pour tous les goûts ! Je te souhaite une prochaine lecture plus agréable 😉 et merci de ta franchise !

    Aimé par 1 personne

    • Non en effet ce n’est pas évident… J’ai mis un certain temps à l’écrire afin de trouver les mots, les peser pour ne pas m’emporter… Par contre, la chronique de la semaine prochaine a été écrite en 20 minutes montre en main tellement je l’ai aimé 😈
      En tout cas ton commentaire me fait vraiment plaisir et me fait dire que j’ai bien fait d’écrire ce que j’avais pensé de cette lecture. Je suis sûr qu’elle trouvera le chemin de certaine pal parce certaines choses peuvent plaire 🙂

      J'aime

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