Cinéma

Messe noire d’Eric Weston (1981)

Vous aimez les ambiances légèrement occultes ? Vous appréciez les histoires de jeunes adolescents se faisant harceler ? Alors, je crois que Messe noire d’Eric Weston pourrait vous plaire.

Stanley, en but aux agaceries de ses camarades, cadets d’une école militaire, est puni pour mauvaise tenue. Il est condamné a nettoyer la chapelle de l’établissement. Il y découvre des ouvrages sataniques…

Non, Messe noire n’est pas qu’un titre du groupe Behemoth, mais bien un long-métrage que l’on ne voit pas assez dans les recommandations. Eric Weston nous livre ici une petite pépite que l’on pouvait retrouver jadis dans les vidéo-clubs et qui aurait pu vous attirer avec son affiche envoûtante et quelque peu dérangeante. Messe noire est un long-métrage qui se mérite et qui fait monter la pression de manière assez lente. Le réalisateur prend son temps pour exposer ses personnages, ses enjeux, afin de nous offrir une transposition masculine de Carrie, célèbre héroïne de Stephen King. Ici, on suit le personnage de Stanley Coopersmith, un orphelin qui a intégré une école militaire et qui se fait harceler à cause de sa maladresse et de son piètre niveau en football. Le jeune homme ne trouve pas sa place, puisqu’il est plus sensible et plus intelligent que le reste de la troupe. Pour ne rien arranger, l’adolescent se fera souvent punir par la direction de l’école et il sera convié au nettoyage de la vieille cave de l’église. Si le scénario n’offre rien de nouveau et suit une trajectoire assez classique, c’est-à-dire, celle d’un pauvre gars se faisant injustement martyriser et qui finit par péter les plombs ; ici, Eric Weston offre le salut de son personnage dans la sorcellerie en devenant l’instrument du mal de Satan.

Si le Messe noire prend son temps et devient même un poil long dans sa deuxième partie, le réalisateur n’en oublie pas de nous offrir quelques pointes horrifiques bien dosées. La tension monte et quelques passages pourront vous mettre mal à l’aise. On sent que l’aura de Satan glisse peu à peu dans l’enceinte de cette école militaire, puisque Eric Weston va symboliser cela avec la fureur de quelques cochons. Celle-ci sera accentuée petit à petit et nous offrira une première mise en bouche avec le massacre d’un personnage dans sa baignoire. À défaut d’être crédible, le réalisateur nous offre un moment d’horreur comme on en voyait que très rarement à l’époque. Un véritable moment jouissif et gore avec des litres de sang et des tripes répandues. Mais l’horreur ne s’arrête pas là pour Coopersmith et les autres personnages puisque le réalisateur va nous offrir un final cauchemardesque et apocalyptique où la fureur et le sang vont couler à flots. Lévitation, décapitations, explosion de crânes, personnages en feu et autres attaques de cochons sont au programme. La messe noire agit sur nous et ne nous laisse aucun répit. Le salut de Coopersmith se situe dans une violence incroyable permettant à Messe noire de se hisser au rang de petite pépite de série B. Eric Weston nous offre alors une très bonne critique de la réussite par la violence, de la richesse et de l’éducation militaire…

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