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Le fauteuil de César de Laure Lapègue : Un huis-clos efficace

C’est toujours intéressant de retrouver une autrice quelques années après l’avoir lu et c’est ce qu’il s’est passé avec Le fauteuil de César, dernier né de Laure Lapègue (Comme un garçon (2011), La Bascule (2013), Mea Culpa (2015) , Une Vie Meilleure (2016) et Female (2017)).

Vous l’aurez peut-être compris, mais cet avis existe grâce à la gentillesse de Laura Lapègue qui m’a fait parvenir sa dernière histoire en date et dont j’étais complètement passé à côté…

Si vous ne savez pas ce que c’est, Le fauteuil de César c’est ça :

« César n’est pas mort ! Il te salue et t’invite à fêter dignement la trente-neuvième année d’une vie qui, fort heureusement, n’a pas pris fin prématurément.

Seul le cercle de proches est invité, alors ne prévois rien d’autre que ta bonne humeur !

PS : Au cas où tu hésiterais, je te réserve une surprise d’écrivain… »

Trois mois après un grave accident de voiture, César invite ses meilleurs amis à le rejoindre dans la maison de campagne où il effectue sa convalescence. Mais bien vite, ces derniers découvrent qu’ils ne sont pas les seuls convives et que leur hôte leur a réservé une surprise aux allures de cadeau empoisonné…

L’amitié peut-elle résister à tout ? À l’amour ? À l’argent ? À l’absence ? À la maladie ? Au temps qui passe ..?

Isolé pour un long week-end dans une propriété perchée au cœur de la Montagne noire, le petit groupe se verra contraint de remuer le passé et de faire face aux événements présents pour répondre aux questions posées par leur ami César.

Le Fauteuil de césar : Un huis-clos efficace

N’y allons pas par quatre chemins, mais Le fauteuil de César est une réussite pour celles et ceux qui aiment les histoires de huis-clos. On est pourtant assez loin de ce que j’ai l’habitude de lire, mais ce que j’ai pu trouver dans cette histoire m’a énormément plu.
Le fauteuil de César de Laure Lapègue est à la fois un roman sur la condition d’auteur, sur la célébrité, mais aussi sur l’amitié et l’amour. Je ne sais pas si le roman reflète la vie de l’autrice, mais il n’est pas forcément toujours bon d’être célèbre… Laure Lapègue dépeint avec brio ce qu’est réellement l’amitié, à savoir des hauts et des bas, de l’amour, de l’emprise, de la jalousie, mais aussi de l’envie. Chaque personnage va graviter autour de César et l’on comprendra assez vite pourquoi.

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Difficile d’entrer dans les détails tant le roman se lit assez rapidement et qu’il est dangereux de trop vous en dévoiler. Je dirais simplement que Laure Lapègue maîtrise son histoire d’une main de maître, car elle nous donne l’impression que tout ce qui se déroule était voulu, millimétré et qu’on ne pouvait échapper à cette fin qui pourra vous paraître à la fois brutale, facile, mais ô combien symbolique quand on arrive à se démêler de toutes les informations.
Chaque personnage joue son rôle dans cette partie d’échec, un peu comme dans un roman d’Agatha Christie et il est donc important d’être attentif aux différentes relations. Laure Lapègue nous montre que l’amitié n’est pas exempt de mensonges, de tromperies, de suspicions et de soucis en tout genre.

En plus du thème de l’amitié et de l’amour qui est important, l’autrice réussit à nous parler d’autres thèmes moins visibles, tels que la maladie, l’handicap ou encore l’homosexualité. Tout est sous nos yeux, mais la plume de Laure Lapègue nous prouve que tout ceci est normal et que l’on n’a pas besoin d’en parler avec outrance. C’est la vie de tous les jours, pas besoin de le crier sur tous les toits.
Je  vais sûrement être le seul à faire cette remarque, ce parallèle, mais le personnage de César, écrivain à succès qui rêve d’autre chose, m’a fait énormément pensé à Paul Sheldon, héros du roman Misery de Stephen King. César est comme une réécriture de ce personnage, comme dans un univers parallèle.

Huis-clos de qualité, Le fauteuil de César de Laure Lapègue est une savoureuse histoire sur l’amitié, le métier d’auteur, l’amour et l’handicap.
Rappelant savoureusement Les dix petits nègres d’Agatha Chrisite, ainsi que Misery de Stephen King, Laure Lapègue manie sa plume avec délice.

9 réponses »

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