Cinéma

Clown de Jon Watts (2014) : Plus horrible que Pennywise ?

Lorsque le clown engagé pour animer l’anniversaire de son fils leur fait faux bond, un père de famille doit prendre la relève et lui-même revêtir un déguisement de clown pour assurer le spectacle. Mais très vite, il réalise que le costume est devenu une seconde peau dont il ne pourra se débarrasser. A moins d’accomplir une mission macabre…


Clown : Plus horrible que Pennywise ?

Avant d’avoir été choisi par les studios Marvel pour mettre en scène les nouvelles aventures de l’homme-araignée dans Spider-Man Homecoming, Jon Watts s’est illustré dans le monde de l’horreur avec Clown sorti en 2014 aux USA et 2017 en France. Il faut avant tout savoir que le projet existe dans la tête de cet auteur et réalisateur depuis 2012 et qu’il a d’abord réalisé une fausse bande-annonce en inscrivant Eli Roth (Cabin FeverHostelThe Green InfernoKnock Knock, etc.) en tant que réalisateur. Celui-ci est tombé dessus et a pris la décision de produire le long métrage.
Clown de Jon Watts est un film à petit budget revenant sur la figure du clown maléfique, inutile donc de préciser que ce long métrage n’est pas fait pour les coulrophobes. Cette figure de l’horreur n’est pas toute récente, même si elle connait un retour en grâce avec le remake de It par Andrés Muschietti (2017 – 2019)Le clown triste, sinistres et/ou maléfique tire sa force de son maquillage, mais aussi de certains fais-divers (les meurtres de John Wayne Gacy en sont le meilleur exemple). Le clown connaît donc une réputation de plus en plus négative chez certaines personnes, au point de créer une réelle phobie. On peut mettre en parallèle cette phobie avec celle des masques, puisque derrière son maquillage le clown peut cacher ses intentions et sentiments. De plus, le costume entre également en jeu, puisque celui-ci peut s’avérer complètement malsain.

Maintenant que le contexte de l’oeuvre et de la thématique principale est exposé, il est temps de revenir au film en lui-même. Jon Watts va, avec très peu de budget, mais beaucoup d’inventivité, réalisé un film de qualité. Le réalisateur revient sur une forme de clown bien plus démoniaque, à l’image de Pennywise, mais sans le pouvoir de se transformer en nos plus grandes peurs.
Clown se démarque de ses contemporains avec sa mise en scène, mais aussi avec le développement de son histoire. L’équipe du film a, avant tout, voulu mettre en avant une façon de faire à l’ancienne. C’est ainsi que l’accent sera mis sur le maquillage et l’ambiance pour apporter une atmosphère particulière à ce film. Nous ne sommes pas dans de la caricature, mais force est de constater qu’un humour noir se diffuse tout au long de cette histoire, telle une mauvaise blague. Jon Watts brille par une réalisation sobre et sur son ambiance, si bien que le long métrage comporte quasiment aucun Jump ScareCe n’est pas pour autant que Clown est mou, bien au contraire, car le réalisateur ne triche pas et met en scène des meurtres d’enfants. C’est ainsi que Jon Watts va s’amuser à mettre en scène son clown dans un parc à bulles pour enfant… Les coulrophobes ne se sentiront pas bien devant ce film, mais je tiens à vous rassurer tout de même, car Clown n’est pas si violent que cela. Les attaques ne sont pas toujours frontales, même si l’imaginaire prendra le dessus et c’est ce qui pourra  le plus vous inquiéter.

Avec l’aide de l’équipe d’effets-spéciaux et plus particulièrement des trois personnes s’occupant du maquillage, Andy Powers qui joue le rôle du père de famille offre un personnage de qualité. Avec cette thématique du clown, Jon Watts nous invite à suivre la déchéance d’un homme, mais aussi celle de sa famille. Le personnage de Kent se transforme, malgré lui, en un monstre assoiffé de sang. C’est dans cette transformation que Jon Watts marque des points, puisqu’il entre dans le sous-genre du Body-Horror avec brio. Le personnage de Kent va voir son corps se putréfier, afin de devenir une bête ignoble et amorale. Attention, c’est aussi ici que Clown devient intéressant, puisqu’il sera difficile de ne rien ressentir pour ce père de famille qui tente de lutter, jusqu’au bout contre sa nature…

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