Cinéma

In the fade de Fatih Akin

Bonjour à tous,

On se retrouve aujourd’hui pour parler cinéma et plus particulièrement du film In The Fade qui est dans les salles depuis le 17 janvier dernier.
J’ai eu envie d’aller voir ce film après avoir découvert la bande-annonce au cinéma, ainsi qu’après avoir vu une interview de Diane Kruger, qui est une actrice que j’apprécie. L’histoire ne m’inspirait pas grand chose, mais une chose a retenu mon attention lors de la bande annonce… L’utilisation d’une musique des Queens Of The Stone Age. Mon envie était devenu très grande, surtout lorsque j’ai appris que Josh Homme et le reste de ce groupe allaient s’occuper de la bande son.
Alors que vaut In The Fade ? Faut-il aller voir un film parce que l’on apprécie fortement la musique ? Je vous dis tout dans cet article.

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Synopsis :

La vie de Katja s’effondre lorsque son mari et son fils meurent dans un attentat à la bombe.
Après le deuil et l’injustice, viendra le temps de la vengeance.

Violation de l’intimité

In The Fade de Fatih Akin expose un sujet assez compliqué, mais surtout très sensible dans notre société actuelle. Le réalisateur souhaite évoquer les attentats et ce que ces attaques détruisent dans la vie des familles. Pour ce faire, Fatih Akin a souhaité que son film soit réaliste, ainsi qu’intimiste et c’est tout à son honneur. Le sujet le permet amplement et peut ainsi faire entrer le spectateur dans la vie des victimes. Je pense que le réalisateur a voulu bien faire en s’introduisant dans la douleur de son personnage, dans son intimité. Il a voulu que l’on partage la souffrance, la tristesse, l’incompréhension et la perte avec son personnage. Cependant, je trouve que cette envie est mal exploitée, mais aussi mal filmée. Fatih Akin a fait l’erreur, selon moi, de trop s’investir et de trop centrer son film sur la douleur de son personnage.
C’est Diane Kruger qui campe ce personnage de mère de famille et d’épouse éplorée par la violence de cet acte.

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Son personnage pleure sans cesse dans le premier tiers du film, c’est plutôt compréhensible après ce qu’elle vient de vivre (je ne suis pas un sans cœur tout de même). Cependant, Fatih Akin use de gros plan sur la figure pleine de larmes et de morves de Diane Kruger. Pour moi, nous ne sommes plus dans un film intimiste, mais dans une sorte de violation de l’intime, qui m’a mis mal à l’aise et qui m’a fait sortir du film, tout comme j’avais pu l’être avec le film La vie d’Adèle de Abdellatif Kechiche. Je me suis retrouvé à l’extérieur de ce drame. le réalisateur ne m’a pas invité dans la vie de son personnage et donc ne me permets pas d’avoir de l’empathie pour ce qu’elle vie en ce moment même.
De plus, pour accentuer le côté dramatique, triste et horrible de l’événement, le premier tiers du film se voit noyer par des litres de pluies. Cela m’a donné le sentiment que le réalisateur voulait accentuer la tristesse de son personnage. Le ciel pleure également sans discontinuer et c’était beaucoup trop pour moi.
Pourtant, Diane Kruger fait tout ce qu’elle peut pour que l’on puisse y croire. Elle est fantastique dans ce rôle et je pense qu’elle s’est vraiment investi dedans, mais ça ne prend quand même pas et c’est bien dommage. J’ai quand même eu l’impression que ce rôle avait été taillé pour avoir des récompenses.

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Un manque de développement

In The Fade est découpé en trois parties ou en trois chapitres. La tristesse, le jugement et la rédemption. L’idée de la vengeance était plutôt bienvenue, même s’il y a déjà de nombreux films qui ont excellé dans ce domaine. J’ai trouvé que le film de Fatih Akin abordé ce thème de façon assez classique et sans aucune envolé en terme de style.
La partie du jugement est d’un ennui sans nom et devient presque inutile, puisque nous n’apprenons rien de plus que ce que nous savons déjà.
Le réalisateur fait le choix de faire taire les deux antagonistes, mais c’est une erreur, selon moi, car il aurait été intéressant de développer cet aspect. J’aurais voulu comprendre comment deux jeunes personnes pouvaient idolâtrer un individu et des idées aussi nauséabondes ou encore comment des groupuscules de ce genre pouvaient exister et fonctionner à l’heure actuelle.tomabooks-diane-kruger-in-the-fade

Je me dis que Fatih Akin a voulu montrer l’injustice qui règne dans ce genre de jugement, ainsi que la difficulté que les autorités ont pour arrêter ce genre d’individu. Au moins, j’ai vraiment réussi à sentir cette injustice et cet acharnement sur la famille des victimes, car la justice joue sur les moindres failles pour discréditer les faits. Par le biais de mettre toujours en parallèle l’ancienne vie de la victime dans ce jugement et donc de ne pas croire la famille de celle-ci (Passé de trafiquant, passage en prison, etc.), le réalisateur a voulu nous donner une raison à cette vengeance et ça fonctionne, mais sans plus.

Pour finir, In The Fade est un ratage complet pour moi, puisqu’il n’a pas réussit à me faire entrer dans ce drame. Le réalisateur ne réussit pas à nous introduire dans son histoire et dans son drame. Nous restons à l’extérieur et nous subissons la tristesse de son personnage. C’est vraiment dommage, car In The Fade avait un potentiel fou…
Si vous avez été attentifs, vous avez pu remarquer que je n’avais pas parlé de la bande originale. C’est bien simple, elle est quasiment inexistante…

Avec In The Fade, je valide l’item « Un film qui m’a déçu » pour le Movie Challenge 2018

Catégories :Cinéma, Drame

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