Littérature

16 de Greg Buchanan : atmosphère pesante mais lente

En ce début d’année, mon rythme de lecture fluctue entre le bon et le moins bon. Recherches de travail, activités professionnelles et extra-professionnelles et situation personnelle sont tant de raisons qui me font alterner les périodes intenses de lecture. Ceci dit, certaines arrivent à se glisser jusqu’à mon oreiller sur lequel je me repose bien souvent pour lire, l’après-midi ou le soir.

C’est ainsi que j’ai découvert 16. Attiré de prime abord par le résumé avant même sa sortie ainsi que son titre « chiffré » bien mystérieux, le mystère se dissipe dès les premières pages, à la découverte des chevaux sur une scène de crime bien particulière : on ne retrouve que les têtes et les queues. Comment ce livre tient le lecteur en haleine, comment l’auteur joue-t-il avec son lecteur pour nous conter son histoire ? J’y répond de suite.

Sachez toutefois que ma lecture a connu quelques aléas, mais qu’au final j’en ressors surpris et satisfait, de ce premier roman de Greg Buchanan.

Une atmosphère particulière

Contrairement à mon ami Tom et à son engouement mérité pour le dernier Norek, je ne vous dirai pas de courir ici acheter le livre. Je pense qu’il s’agit d’une lecture assez situationnelle.

Si vous êtes dans un mauvais mood, ce livre n’est pas fait pour vous. Entre les morts atroces faîtes aux animaux (qui pour la plupart nous touche plus que les humains, hormis l’élevage intensif mais c’est un autre histoire) & les péripéties négatives qui frappent de plein fouet nos personnages principaux, l’histoire captive de bien des manières.

Nous prenons place dans la petite ville écossaise d’Ilmarsh où chaque habitant se connaît. Pourtant, des secrets bien gardés sont enfouis depuis des années. Alors pourquoi ce fermier découvre chez lui seize têtes de chevaux enterrés ? Vengeance ? Nul ne le sait au moment où l’inspecteur Alex Nichols prend l’enquête en main.

Très tôt, j’ai commencé à me perdre. On va à droite à gauche, l’auteur plonge parfois dans le passé et l’enquête piétine. On se rend vite compte que les apparences sont trompeuses et que certains baignent bien plus dans ce qu’il se passe sous nos yeux que nous pouvions le croire.
Les non-dits sont permanents. Quand l’ennui commençait à pointer le bout de son nez, j’ai pris trois claques successives sur trois chapitres. De quoi faire une pause bien méritée.

C’est un roman exigeant, qui demande une attention particulière. Un page-turner, avec des variations de rythme plus ou moins bien travaillée. J’ai trouvé certains passages assez long et malgré les chapitres assez courts dans l’ensemble, l’action n’est pas forcément hyper présente. Concrètement et je reprends le terme d’une personne sur Insta, nous lisons un « polar atmosphérique ».

Un personnage rafraîchissant

Exit la légiste, la psychologue ou encore le duo de flic. Ici, dans ce roman, nous faisons connaissance avec une vétérinaire. J’ai trouvé que c’était le personnage le plus inspirant, entier et intéressant du roman. Fort de son passé mouvementée et de son caractère bien trempé, Cooper Allen nous fait vivre ce roman avec la tension qui s’y prête. Ses dialogues sont souvent très bien sentis et j’ai apprécié à la fois sa répartie et sa façon d’être. Le métier qu’elle exerce est un plus indéniable, notamment puisque l’on traite d’animaux morts et c’est abordé d’une manière assez juste. C’est rafraîchissant en mon sens d’être confronté à un personnage pareil, dont on a finalement peu l’habitude dans les autres romans. Généralement, les animaux morts ne sont qu’un prétexte au début de meurtres divers perpétués par des tueurs sociopathes et c’est aussi un reproche que je peux me faire (Cf mon premier roman).

Au cours du roman et des circonstances qui vont se présenter, Cooper va pouvoir enquêter. Novice en la matière, elle va pourtant se confronter au terrain et endosser la double-casquette de fort belle manière, pour nous faire vivre cette histoire et l’amener vers sa brillante et surprenante conclusion. On en sort bluffé et sur le cul.

Pour conclure : Un roman qui souffre parfois d’un manque de rythme, assez lent par moment, qui prend son temps. Mais également une tension permanente psychologique tout au long du roman, qui nous prend aux tripes dans son final glaçant et terrifiant.


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