BD/Comics

Demain les chats de Pog et Naïs Quin d’après le roman éponyme de Bernard Werber : une adaptation qui en appelle une autre

Vous êtes beaucoup à l’avoir attendu, mais l’adaptation en bande dessinée de Demain les chats de Bernard Werber est enfin sortie depuis le 28 avril dernier.

C’est l’occasion rêvée pour moi de vous parler du travail de Pog et Naïs Quin sur ce projet et par la même occasion de vous donner mon avis. 

Attention : lire cette chronique vous donnera sûrement envie d’acheter cette BD et d’en vouloir la suite au plus vite. Veuillez noter que je n’y suis pour rien dans cette histoire. Merci.

La 4eme de couverture

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la releve de la civilisation humaine

Demain les chats : une adaptation qui en appelle une autre

Il est indéniable que Demain les chats en BD ravira les fans de l’auteur, mais aussi les novices en la matière. Il faut dire que l’histoire a tout ce qu’il faut pour prendre le lecteur dans ses filets. Autant vous le dire tout de suite, je me place dans la catégorie de ceux qui n’ont pas lu le roman éponyme de Bernard Werber et donc je ne pourrais pas vous dire si cette adaptation est fidèle ou s’il y a eu trop de coupes effectuées par le scénariste Pog. Tout ce que je peux dire, c’est que la bande dessinée est parfaite pour entrer dans cet univers qui appelle à en avoir toujours plus.
Demain les chats est une petite merveille qui nous plonge dans une histoire assez sombre où l’espèce humaine sombre dans le chaos après une série d’attentats. La rébellion se met en place, l’humanité se déchire et la nature reprend petit à petit ses droits. Finalement, c’est un monde dévasté, en proie au chaos, à la désolation et au retour de la peste. Le tableau est dressé et il n’est pas beau à voir… Au milieu de tout ce déchirement, il y a quelques chats qui observent. Parmi eux, il y a Bastet, la narratrice, qui souhaite être la première à communiquer avec d’autres espèces et Pythagore, un chat cobaye, qui dispose d’un troisième oeil lui servant de port USB et lui permettant d’accueillir le moindre savoir (un peu comme Neo lorsqu’il apprend le Ju-Jitsu).

Ce qu’il faut retenir dans tout cela, c’est que l’on retrouve vraiment la patte Bernard Werber, dans le sens où l’on a un condensé de tout ce que l’auteur a déjà eu l’habitude de nous offrir. Demain les chats s’avère être un bon prétexte pour nous parler de l’humanité, de sa force, de ses faiblesses, mais également de philosophie, de spiritualité, d’Histoire, le tout enrobé dans une aventure hors du commun avec des animaux quasi-anthropomorphe.
Si tout cela peut paraître simple, voire proche de la psychologie de comptoir, il est indéniable que cette adaptation en bande dessinée fonctionne à la perfection. Il y a un dynamisme dans les dessins et dans les cases qui nous plongent dans cet univers et qui font que nous ne pouvons plus en ressortir. On dévore chaque espace, on s’imprègne de chaque nuance pour foncer tête baissées dans l’aventure. Pog et Naïs Quin nous offrent une BD pleine d’actions, de rebondissements, d’humour et d’amour, si bien que l’on en vienne à vouloir la suite au plus vite.

Que dire de plus ? Demain les chats ne serait sans doute rien sans le travail remarquable de la dessinatrice Naïs Quin, puisque celle-ci réussit parfaitement à retranscrire l’action et le drame qui se joue sous nos yeux. Celle-ci nous offre des visions cauchemardesques de la ville de Paris détruite suite aux nombreux conflits, tout en nous apportant quelques touches de lyrisme dans les moments les plus calmes. Bernard Werber peut être heureux d’avoir eu une adaptation comme celle-ci, tant elle transpire l’ailurophile (l’amour des chats). Bastet et Pythagore prennent vie sous nos yeux et ceux-ci paraissent si réels qu’on ne peut pas ne pas nous attacher.
La touche de Naïs Quin est à la fois sombre et lumineuse, dans le sens où celle-ci retranscrit à la perfection les humeurs et les différentes ambiances de l’histoire. Il y a comme un côté cinématographique dans le trait qui confère une grandeur à ce récit. C’est par ce dessin que l’on plonge dans Demain les chats et c’est par celui-ci que l’on finit par se mettre dans la peau de nos deux personnages. Vivement la suite ! 

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