Cannibalisme

Blue Holocaust de Joe d’Amato (1979)

Vous votre truc, c’est le malaise, le trash et le gore ? Vous ne reculez devant rien ? Ne cherchez plus, je pense avoir ce qu’il vous faut pour votre petite soirée. 

Lorsque sa fiancée meurt des suites d’un rituel vaudou, le monde de Franck s’écroule. Refusant d’y croire, il se sert de sa passion pour la taxidermie pour embaumer le corps de son amie et la garder auprès de lui. Ayant définitivement perdu tout contact avec la réalité, et aidé par une inquiétante gouvernante, Franck va alors chercher une nouvelle amie. Une femme qui l’acceptera, lui et le cadavre de son ancienne compagne.

Aujourd’hui, je vous parle d’un long-métrage ayant acquis le statut de film culte dans le cercle des amateurs de films d’horreur et autres joyeusetés, bien que celui-ci reste assez discret par rapport aux mastodontes du genre. Blue Holocaust est un long-métrage de Joe d’Amato datant de 1979 et qui dénote par rapport aux standards actuels du septième art et encore plus dans le cinéma d’horreur. Considéré comme le cinéastes le plus prolifique du cinéma italien, puisque l’on lui accrédite plus de 350 oeuvres tous formats confondus, Joe d’Amato est surtout connu pour son parcours dans le cinéma érotique et pornographique. Autant vous prévenir tout de suite, le cinéaste ne cherche pas à faire de l’art, mais bien à se faire de l’argent tout en étant subversif…
Véritable artiste culte dans le rang du cinéma Bis, Joe d’Amato débarque avec Blue Holocaust pour vous faire vivre un curieux moment. Aussi brut, que outrancier, le réalisateur ne recule devant rien pour évoquer tout ce qui se fait de pire en terme de thématique. Ce choix lui vaudra une interdiction de diffusion dans certains pays comme la France ou encore les Pays-Bas, avant d’être réhabilité avec une interdiction aux moins de 18 ans, puis de 16.

Facilement trouvable (il est disponible sur la plateforme Shadowz), Blue Holocaust dispose de différents noms pour contourner la censure de l’époque (Buio Omega, Beyond the Darkness, Buried Alive, Bio Omega, The Final Darkness, Folie sanglante, ou encore In quella casa… buio omega.)
Si le début prête à sourir à cause d’un jeu limité des acteurs, d’un aspect presque parodique et d’un décor démodé, la suite vous laissera un sentiment de malaise immédiat. Il faut dire que Joe d’Amato explore des thématiques mortifères qui ne plairont pas à tout le monde. Le cinéaste évoque, dans un mélange âpre, la taxidermie, le cannibalisme et la nécrophilie… Le réalisateur ne recule devant rien et n’opte pas pour la carte de la suggestion pour ce qui est de nous montrer les phases de démembrements, d’énucléations ou encore d’embaumement. Joe d’Amato flatte notre voyeurisme, quitte à ce que tout cela nous mette terriblement mal à l’aise.
Blue Holocaust n’est ni horrifique, ni terrifiant, mais c’est bien par son ambiance malsaine et étouffante que le film vous marquera à tout jamais. Le cinéaste nous plonge dans l’histoire dramatique d’un homme qui ne peut vivre sans sa femme et qui chercher à tout prix à revivre cet amour par procuration. On plonge dans cet enfer et dans cette demeure inhospitalière, pesante et inoubliable…

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