Littérature

Meurtres pour rédemption de Karine Giebel

Bonjour à tous,

On se retrouve aujourd’hui avec un nouvel article littérature. Il sera question ici du roman Meurtres pour rédemption de Karine Giebel. Vous savez sans aucun doute que, c’est pour moi, l’une des meilleures autrices françaises dans le genre. Beaucoup m’ont demandé à plusieurs reprises si j’allais bientôt lire cette brique et c’est aujourd’hui chose faite. Vous étiez nombreux à me dire que Meurtres pour rédemption était le meilleur roman de l’autrice, qu’il vous avait mis une grosse claque et qu’il vous avait marqué à jamais.
Suis-je dans le même cas ? Meurtres pour rédemption a-t-il su me retourner dans tous les sens ? Je vous dis tout dans la suite de cet article.

Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, aux roulis des trains qui emporte l’esprit au-delà des grilles. Grâce à l’amitié et à la passion qui portent la lumière au coeur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s’ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n’aspire qu’à la rédemption…

Une plongée dans l’horreur carcéral

Karine Giebel nous a habitué à des histoires psychologiquement difficiles. Meurtres pour rédemption est bien dans cette lignée et je tiens à dire que oui, cette histoire m’a retourné.
L’autrice nous plonge dans l’enfer et l’horreur carcéral avec son personnage de Marianne, mais également avec les gardiens et les autres condamnés. Nous allons suivre une flopée de personnages dans cet univers qui est, quelque peu, désagréable. Les scènes se multiplient où les condamnés se font humilier par des matons peu scrupuleux. Les violences sont intenses et sanglantes, l’autrice nous oblige à assister à de nombreuses scènes de tabassages, mais surtout de viols. Ces scènes sont vraiment difficiles à lire, mais elles semblent tout de même très utiles pour la suite des événements. Karine Giebel ne nous ménage pas et accentue cet effet désagréable sur de longues pages de descriptions. Cependant, c’est ici que vient le seul bémol que j’ai à l’encontre de ce roman. En effet, le mode répétitif des scènes m’ont un peu semblé de trop et j’aurais préféré avoir quelques pages de moins…

Karine Giebel renverse notre vision de ce milieu et des individus qui le peuple. Exit les mauvais condamnés et les bons matons. Il y a des mauvaises personnes partout et je peux vous dire que vous allez avoir envie d’en taper deux ou trois dans le lots. L’autrice a toujours le chic pour nous proposer des personnages complexes et de qualités et c’est encore chose faite avec ce Meurtres pour rédemption. Tous les personnages m’ont intrigué et ils mériteraient tous d’avoir un propre roman. Je me suis attaché à certains d’entre eux, tandis que j’en ai haï une bonne poignée.
Je pense que le milieu carcéral était le meilleur univers pour proposer un monde de violence, d’insécurité, ainsi que pour nous offrir des personnages en tout genre.
J’ai trouvé que Karine Giebel voulait montrer, par le biais de son histoire, que le métier de gardien de prison était très difficile. Durant toute cette histoire, on se rend compte du manque de moyen, de l’insalubrité des lieux, du manque d’effectif, ce qui entraîne un énervement global et une nervosité ambiante. Cependant, l’autrice nuance la chose en nous montrant des personnes qui n’ont pas besoin de cela pour être mauvais.

Les machines ont un cœur

S’il y a bien une chose qui m’a marqué durant cette lecture, c’est le personnage de Marianne. Véritable machine à tuer, Marianne sait se battre, ne mâche pas ses mots pour faire mal, mais Marianne est un animal sauvage qui tourne en cage. Le genre d’animal qui n’a jamais vraiment connu l’amour, enfin si une fois, mais il s’est envolé. Marianne ne connaît que la violence physique et psychologique, mais elle rêve de bien plus.
C’est là que Karine Giebel a su me toucher, car elle propose un personnage vivant, emblématique, qui veut se battre pour une bonne cause. Sous cette machine à tuer, l’autrice nous montre une jeune femme qui ne fait que rêver. Grâce à la drogue, qui lui permet de s’évader de cet univers sombre, mais aussi avec l’aide des trains, car elle s’imagine à l’intérieur pour partir.
Marianne passe également son temps libre à lire, souvent le même livre, mais cela lui permet de vivre une autre vie, une nouvelle vie. Je me suis retrouvé dans ce personnage, non pas que je sois un animal sauvage, mais comme elle, la lecture me permet de m’évader de temps en temps.

Alors, malgré la violence de cette jeune fille, on apprend à l’apprécier, à l’aimer, à vouloir la calmer et lui dire que tout ira bien. En plus de cela, nous suivons la naissance d’une histoire d’amour et je peux vous dire que cette histoire est belle et qu’elle a su me toucher. Pourtant, elle fait tout de même dans le cliché, mais toutes les situations qui mettent cet amour naissant à mal, permettent de créer une histoire forte et touchante.
Toutes ces choses montrent que Marianne cache un grand cœur sous cette grande carapace de violence.

 

Pour finir, vous pouvez foncer sur ce roman qui vous mettra à mal, de par sa violence, son réalisme et ses personnages. Vous allez engloutir ce roman à une vitesse folle, car Karine Giebel maîtrise vraiment le rythme et l’intérêt du lecteur.
Vous allez haïr certains personnages et en aimer d’autres. Vous allez suivre ces destins avec envie et vous allez vouloir connaître le fin mot de l’histoire.
Cependant, ce n’est pas un coup de cœur pour moi, car le côté répétitif de certaines scènes m’ont paru de trop, mais je pinaille pour pas grand chose.

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7 réponses »

  1. Ta chronique m’a intriguée ! Le résumée et ce que tu as dit ont piqué ma curiosité ! Je suis tentée de le lire ! Merci beaucoup ! Bonne journée

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