Littérature

Jusqu’à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel

Bonjour à tous,

On se retrouve aujourd’hui avec un nouvel article littérature. Il y a quelques semaines de cela, je regardais ma PAL à la recherche DU roman qui allait me faire oublier mon train-train quotidien. C’est tout naturellement que mon choix s’est porté sur un roman de Karine Giebel. Comme vous avez sans doute pu le constater, je suis un grand fan de cette autrice. Je savais donc qu’avec ce choix, j’allais passer un très bon moment. Mais voilà, Jusqu’à ce que la mort nous unisse est bien différent de ce que j’ai pu lire de cette autrice. Dans ce cas, est-ce que j’ai passé un moment ? Est-ce que ce roman est bon ? Je vous donne la réponse dans cet article.

La montagne ne pardonne pas. Vincent Lapaz, guide solitaire et blessé par la vie, l’apprend aujourd’hui à ses dépens : la mort vient de frapper, foudroyant un être cher. Simple accident ? Vincent n’en croit rien : la victime connaissait le parcours comme sa poche. C’est un meurtre. Avec l’aide d’une jeune gendarme, Vincent mène l’enquête, de crevasses en chausse-trapes, déterrant un à un les secrets qui hantent la vallée. Et Lapaz non plus n’est pas du genre à pardonner…

Moins sombre que les autres oeuvres de Karine Giebel

Jusqu’à ce que la mort nous unisse est un roman qui est beaucoup moins sombre que les autres récits de l’autrice. Vous ne verrez pas de meurtres sanguinolents ou de mise en scènes tordues afin de mettre en évidence un cadavre. Ici, Karine Giebel est dans la subtilité, dans la beauté de la nature. Bien évidemment, l’autrice nous dépeint des hommes voulant à tout prix le pouvoir, des hommes prêts à tout pour préserver des secrets.
Dans cette histoire, les apparences sont vraiment trompeuses. Nous avons affaire à des hommes semblant être foncièrement mauvais et d’autres qui semblent être bons, voire des ours aux cœurs tendres. C’est ici que Karine Giebel puise une nouvelle fois sa force, car nous allons suivre deux personnages très intéressants et torturés par la vie. La sexualité et l’amitié seront des thèmes très forts dans cette histoire et l’autrice les développe avec beaucoup de minutie.

L’histoire de Jusqu’à ce que la mort nous unisse pourra vous sembler moins extravagante que les autres, puisque nous sommes moins dans la folie et la noirceur des Hommes. Mais ce roman est tout de même un véritable Page-Turner que j’ai englouti en à peine deux jours. Les secrets alimentent la vallée et nous sommes pris par ce jeu des indices et de la quête de vérité. Les personnages principaux aident également à ce rythme de lecture, puisque l’on s’attache à nos deux héros. Pourtant, Vincent n’est pas le genre de personnage que j’affectionne. Le bel homme ténébreux qui noie son chagrin dans les conquêtes d’un soir. Cependant, ce personnage évoluera tout au long du récit et nous comprendrons au fil des pages à quel point cet homme est bon.

La montage est au centre de cette histoire

Karine Giebel parle de la montagne d’une très belle façon et lui donne une place spéciale dans cette histoire. Ici, la montagne est bien plus qu’un paysage ou qu’un personnage, comme on pouvait le voir dans Glacé de Bernard Minier ou encore Les Rivières Pourpres de Jean-Christophe Grangé. Pour Karine Giebel, la montagne sert à mettre en place une certaine ambiance de douceur, mais également de force. La montagne nous étouffe et nous libère à la fois. Elle est quelque chose d’indomptable, d’imprévisible.
La montagne est une véritable philosophie de vie, c’est un être divin qui prend la vie quand il le souhaite.

Bien évidemment, Karine Giebel utilise cet environnement avec bon escient. La montagne transforme petit à petit l’ambiance de cette histoire. Le huit-clos s’installe et nous avons l’impression d’être suivi, d’être observé dans ce silence inquiétant. La vallée se transforme en une sorte de village paranoïaque où toutes les histoires se voient exagérer, amplifier. Cependant, tout fini par se savoir non ?
En tout cas, Jusqu’à ce que la mort nous unisse m’a surpris par son changement de cap dans le dernier tiers et par son rythme qui devient haletant, voire difficile à suivre. La fin m’a mis à bout de souffle et m’a laissé sur le cul.

 

Bon, vous l’aurez compris Karine Giebel a encore tapé dans le mille avec cette histoire. Tout le travail sur la montagne m’a fasciné et m’a donné envie d’aller y passer quelques jours pour profiter de ses paysages et de ses chemins escarpés. L’autrice crée, une nouvelle fois, des personnages inoubliables, profonds et attachants. Le récit prend un rythme de croisière pour mieux nous déstabiliser dans le dernier tiers. Bref, c’est une réussite.

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