Littérature

Meurtriers sans visage d’Henning Mankell

Bonjour à tous,

Je reviens vers vous aujourd’hui avec un nouvel article littérature. Au programme donc, mon avis sur le premier roman policier de l’auteur suédois Henning Mankell.
C’est Clémentine qui a voulu, en premier lieu, découvrir cet auteur dans ces enquêtes policières car elle avait apprécié sa plume dans son roman Daisy Sisters. Ce n’est pas du tout passé avec ce Meurtriers sans visages
C’est donc moi qui me suis retrouvé avec ce roman dans les pattes. Qu’est-ce que j’en ai pensé ? Ce premier pas dans le monde policier est-il bon ? Je vous laisse lire la suite pour en savoir un peu plus.

Dans une ferme isolée de Suède, un couple de paysans retraités est sauvagement assassiné. Avant de mourir, la vieille femme murmure un mot :  » étranger « . Il n’en faut pas plus pour qu’une vague de violence se déclenche contre les demandeurs d’asile d’un camp de réfugiés de la région. L’inspecteur Wallander va devoir agir vite, sans tomber dans le piège de la xénophobie ambiante qui brouille les pistes…

Une lecture classique mais dépaysante

Meurtriers sans visage m’a beaucoup transporté lors de ma lecture car on y découvre une nouvelle culture, celle du nord de l’Europe et plus particulièrement celle de la Suède. Ce qui est bien dans ce roman, c’est que nous allons suivre différentes catégories sociales permettant ainsi de voir un large spectre de cette culture. Ce qui peut nous frapper et nous interroger, c’est le fait que tout le monde là-bas se tutoie. Il n’y a aucune distinction entre un paysan et un inspecteur de police ou entre un bucheron et une procureur de la police.
Ce qui est étonnant également, c’est le rapport que les suédois ont entre eux et avec les étrangers. L’enquête ne se passe pas dans notre décennie actuelle et donc nous ressentons les problèmes qu’engendre l’immigration dans ce pays. Le roman instaure un climat de tension sociale et de peur de l’étranger. Ce n’est pas pour rien que la victime chuchotera le mot « étranger » avant de mourir.
Roman intelligent, Meurtriers sans visage d’Henning Mankell nous fait réfléchir sur notre position d’anti-racisme, c’est une étude du sujet à la fois claire et lucide.

Sous ce climat de tension, Meurtriers sans visage d’Henning Mankell n’a pas réussi à me surprendre. L’intrigue est très classique et nous retrouvons tout les rouages de l’enquête criminelle et de ses protagonistes. J’ai trouvé que le rythme était assez lent, mais je pense que cela doit être dû au climat et au rythme de vie. Les chapitres sont cependant assez long et ne renferment pas énormément de suspense malheureusement.

Ce qui est déroutant dans ce roman, c’est le froid et l’arrivée imminente de la tempête de neige qui va ralentir ou totalement bloquer les autorités. Cette menace est importante dans ce roman puisqu’une grande partie de l’intrigue et de l’enquête se passe dans la campagne suédoise.
Meurtriers sans visage montre donc une autre Europe, une Europe que je n’avais pas eu l’occasion de connaître. La Suède semble être un pays fascinant et ce roman m’a donné envie d’aller voir de plus près ce monde nordique.

Un inspecteur qui tente de sortir la tête de l’eau

Le personnage de l’enquêteur principal aurait pu être emblématique si je n’avais pas lu des romans de Bernard Minier. L’auteur français cite souvent Henning Mankell comme une référence pour lui, comme celui qui l’a poussé dans le thriller et je comprends comment et pourquoi.
L’enquêteur d’Henning Mankell et Servaz de Bernard Minier sont quasiment des copiés-collés. Ils écoutent tous les deux de la musique classique, ce qui change du flic habituel. Ils ont tous les deux une vie de famille compliqué, une femme qui est partie et une fille qui tourne un peu le dos.

On ressent même l’influence de Mankell jusque d’en l’écriture de Bernard Minier puisque l’auteur Suédois utilise une plume particulière presque élitiste pour un roman policier. Je n’ai donc pas eu le plaisir de la découverte de cet inspecteur de police puisque j’en connaissais déjà les caractéristique. Cependant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce personnage torturé et courageux. On prend plaisir à le suivre dans cette enquête qui lui semble peu banale et dans sa vie puisqu’il essaye de s’en sortir malgré sa séparation, sa fille qui l’abandonne, son embonpoint et son père qui perd un peu la boulle. Le côté humain est très bien développé et mis en avant dans ce roman.

 

C’est par un très bon roman qu’Henning Mankell débute dans le policier. L’auteur nous dépeint une Suède en pleine évolution et qui tente de mélanger les traditions et le futur. C’est un roman intelligent qui traite de la question du racisme et de l’immigration avec beaucoup de clarté.
Ce voyage dans les pays nordiques aurait pu devenir un coup de cœur mais la lenteur de l’intrigue m’a tout de même empêché d’entrer pleinement dans l’histoire.

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