Ne reste que la nuit de Rose Mallai : la nouvelle claque du thriller psychologique

La vie des lecteurs est faite d’attente et d’envie de replonger sans cesse dans une écriture qui nous marque. Rose Mallai nous avait offert un premier roman sensationnel avec Et ensuite, le silence. Une œuvre si forte que je l’avais placée à la première place de mon top annuel. Autant vous dire que j’attendais beaucoup de ce nouveau roman et Ne reste que la nuit publié aux Éditions du Gros Caillou marquera, à coup sûr, mon année de lecteur. 

La 4eme de couverture

Serge n’a que quelques heures.

Pour écouter la version de Lila, son histoire, ce qu’elle a vécu, ce qu’elle a subi…

Seulement quelques heures pour déceler la vérité.

Puis il lui faudra écouter l’autre version des faits, celle qui va tout bouleverser.

Après « Et ensuite, le silence », prix Coquelicot Noir, Rose Mallai revient en force avec un nouveau thriller saisissant que vous ne pourrez pas lâcher.

Ne reste que la nuit : la nouvelle claque du thriller psychologique

Avant de débuter cette chronique, j’ai relu ce que j’avais pu écrire pour le précédent roman. Autant vous dire que je peux réutiliser chaque mot, tant Rose Mallai continue sur sa lancée et remue son lecteur comme jamais. Qu’on se le dise, Ne reste que la nuit est le genre de roman qui ne laissera personne indifférent, qui va remuer quelques émotions et qui va en détruire plus d’un. Je dis ça, parce que c’est ce qu’il s’est passé durant ma lecture… 

Ne reste que la nuit est un récit mettant en scène un double interrogatoire suite à un drame familial. Deux individus que l’on imagine cabossé par la vie, interrogés par un flic qui survit avec ses doutes, ses failles et ses démons. Deux histoires qui vont se rentrer dedans, qui vont nous exploser en plein visage et qui vont nous faire souffrir. C’est simple, on sait, dès les premières pages, que Rose Mallai ne va pas nous cajoler. Celle-ci a bien l’intention de tout remuer en nous et autant vous dire que rien ne pouvait nous préparer à tout ça. 

Le premier interrogatoire est celui de la jeune Lila. Celle-ci va nous parler de son enfance, de son envie d’avoir un petit frère, de la perte de sa mère, du deuil impossible de son père. Les thématiques sont très lourdes, difficiles à encaisser, si bien que l’on découvre le récit avec les poings serrés et la boule au ventre. Cette enfance se déroule sous la violence, aussi bien psychologique que physique. On sent que Lila n’évoque pas tout, qu’elle n’arrive pas à mettre les mots sur les choses qu’elle a subi. Par contre, notre esprit fait tout le reste. L’horreur nous éclate au visage et nos émotions partent dans tous les sens. Mais dans cette atmosphère lourde et sombre, la lumière arrive avec la naissance de son petit frère, Antoine. Il devient toute sa vie, sa motivation pour tenir, pour se battre. 

« Mais l’homme a cette capacité de se croire toujours à l’abri. Le fameux « ça n’arrive qu’aux autres »… »

Sauf que Rose Mallai continue son travail d’orfèvre pour nous détruire à petit feu. La violence devient le quotidien de ces deux enfants. Les actes deviennent de plus en plus graves. Notre cœur de lecteur se sert, se met à saigner et notre rage monte toujours d’un cran. La lecture de Ne reste que la nuit devient de plus en plus insoutenable. Mais c’est plus fort que nous, il faut à tout prix que l’on plonge dans l’horreur humaine pour mieux remonter à la surface. 

Et puis, Ne reste que la nuit rabat toutes les cartes à un certain moment de l’interrogatoire. Tout se mélange dans notre tête, tout devient mensonges et les suspicions changent de camp. On pensait avoir saisi toutes les subtilités de cette histoire, mais Rose Mallai balai tout d’un revers de la main. L’horreur monte encore d’un cran, la folie humaine éclate au grand jour et on finit par étouffer en lisant cette histoire.
Ne reste que la nuit se transforme en un brillant roman sur la destruction de la cellule familiale, sur la folie, la noirceur de l’être humain. La romancière évoque des thématiques complexes, dérangeantes et violentes, mais tout en finesse. C’est là toute la force de l’écriture de Rose Mallai, puisqu’elle travaille ça comme une orfèvre, comme une experte de la noirceur et de la psychologie humaine. 

En bref, Ne reste que la nuit de Rose Mallai est une claque monumentale

Vous l’aurez compris, Rose Mallai a, une fois de plus, conquis mon cœur de lecteur avec ce deuxième roman. Ne reste que la nuit est le genre de récit qui ne fait pas du bien par là où il passe. Il détruit son lecteur à petit feu, mais il le marque surtout au fer rouge. Le genre de roman que l’on ne peut pas oublier, qui va vivre en nous durant de longues semaines. Une histoire complexe, dérangeante, d’une noirceur humaine abyssale que je vous conseille fortement de découvrir. Il ne fait aucun doute que Ne reste que la nuit sera dans le TOP 3 de cette année 2025. 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Avatar de laplumedelulu laplumedelulu dit :

    Rhaaaaa 😍 😍. Il me le faut absolument. Même si je dois y laisser un bout de moi même.

    Merci à toi pour le partage de la chronique 🙏 😘

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  2. « Ajouter au panier », check !

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