Fantastique/Science-Ficiton

Le cycle des robots 1 d’Isaac Asimov

Bonjour à tous,

C’est avec un nouvel article littérature que l’on se retrouve aujourd’hui. Je suis, depuis longtemps, fasciné par ces auteurs ou autrices qui tentent d’imaginer notre futur. Isaac Asimov est vraiment le pilier de ce genre de littérature et il nous propose une vision qui est de plus en plus juste et cela fait tout de même froid dans le dos.
Il y a quelques semaines de cela, lors d’une pause déjeuner, je tombe sur un article évoquant la création et l’arrivée d’un nouveau robot à l’apparence humanoïde sur le marché. La ressemblance avec les humains est de plus en plus parfaite et cela m’a amené à de nombreuses réflexions. Ni une, ni deux, je me suis dis qu’il était temps pour moi de sortir le premier cycle des robots écrit par Isaac Asimov en 1950 de notre bibliothèque.
L’auteur avait-il vu juste ? Réponse dans la suite de cet article.

Susan Calvin est robopsychologue. Née en 1982, elle a aujourd’hui 75 ans. Et c’est à elle que l’on fait appel lorsque des robots sont victimes de pannes ou de comportements anormaux. Car depuis la vente d’un des leurs comme bonne d’enfant à la famille Weston, les androïdes sont devenus progressivement indispensables à l’Homme, en étant toujours plus sophistiqués, plus puissants, mais aussi, parfois, plus dangereux.
Heureusement, les humains sont bien protégés par la première Loi, qui rend les robots inoffensifs. Mais qu’adviendrait-il si son interprétation était biaisée ? Et si des machines s’imposaient à des postes clés de notre société ? Et si les robots venaient à diriger le monde ? …

Isaac Asimov, Dieu visionnaire

S’il y a bien une chose sur laquelle je suis sûr depuis que j’ai refermé ce premier cycle, c’est qu’Isaac Asimov avait tout prévu tel un prophète. Véritable pilier de l’âge d’or de la Science-fiction dans les années 50, Isaac Asimov invente les lois de la robotique qui seront repris bien des années plus tard par l’industrie cinématographique et par les autres auteurs, autrices de ce genre. Chaque oeuvre traitant de la robotique va au moins prendre une des trois lois pour développer une histoire totalement différente.

1.Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ;
2.Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;
3.Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

La force de premier cycle réside dans le fait qu’aujourd’hui les premiers robots humanoïdes débarquent dans notre quotidien. Isaac Asimov avait prédit cela dans ce premier cycle et il avait également soulevé le problème de l’acceptation de cette technologie dans notre vie. Dans ce recueil, Isaac Asimov explique les différents problèmes qu’entraînent l’arrivée des robots. Des groupes anti-robot vont se créer et la technologie va être exportée dans l’espace pour plus de sécurité. Isaac Asimov explore donc tous les problèmes liés à cette technologie de façon magistrale et pose les bases pour la suite de ce premier cycle.

Ce premier recueil contient neuf histoires qui peuvent se lire indépendamment, mais Isaac Asimov instaure tout de même un fil rouge, puisque nous allons suivre l’interview et les mémoires de Susan Calvin qui revient sur ses années au sein de l’entreprise robotique. Elle va nous évoquer les différents tests sur de nouveaux robots et ainsi les problèmes rencontrer pour créer LE robot parfait. Dans ce fil rouge, nous allons être à la place des scientifiques et nous allons tenter de trouver la solution quant au bon fonctionnement du robot. On prend plaisir à suivre ces petites histoires, même si j’ai senti que l’écriture d’Isaac Asimov était plus lourde et moins prenante que pour Fondation. Bon, il faut tout de même noter que ce premier cycle est le premier véritable écrit de l’auteur.
Ce fil rouge se voit agrémenter d’une mise en tension jusqu’au final qui promet de belles choses pour la suite. Car oui, si au début nous pouvions idéaliser le robot dans les premieres histoires, la suite devient tout bonnement moins drôle et Isaac Asimov nous rappelle à la raison. Les dernières histoires mettent en lumière la montée en puissance de la robotique et de sa psychologie. Les bases sont posées, le robot peut devenir supérieur à l’Homme et cela fait bien froid dans le dos.

Isaac Asimov a su me transporter dans ce Premier cycle des robots et a su me faire réfléchir sur la place que devait prendre ces êtres de fer. La lecture m’a paru moins prenante que lorsque j’avais lu Fondation, mais l’auteur réussit à nous faire réfléchir sur cette nouvelle technologies qui est entrée dans notre quotidien depuis de nombreuses années déjà. Il me tarde en tout cas de lire le deuxième cycle et de voir si cette réflexion sera encore plus poussée par l’auteur.

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