
Messa, c’est plus de dix années de carrière, mais c’est surtout un groupe qui arrive encore à surprendre son public. Il faut dire que le quartette italien nous avait offert en 2016 avec “Belfry” un album de doom assez sombre, dont le groupe s’est peu à peu éloigné pour mélanger d’autres genres à leur création. Un pari audacieux qui a toujours fonctionné, car Messa a toujours su revenir avec des arrangements harmonieux, doux et surtout surprenants.
The Spin entre alors pleinement dans ce descriptif, puisque Messa revient avec un album fortement inspiré des années 80. Tout est calculé et maîtrisé pour nous plonger quelques décennies en arrière et cela passe par un choix d’instruments de l’époque (clavier, basse et guitare). C’est simple, les premiers morceaux nous plongent dans une espèce de sonorités doom teintées de New Wave. Jamais dans le kitsch, Messa nous transporte dans une ambiance musicale qui ne nous lâche absolument pas et qui nous accompagne dans un voyage particulier. Le quartette nous impressionne par le travail envoûtant, par la superposition des couches d’instruments et par l’intensité que The Spin dégage. C’est simple, l’écoute de cet album procure son lot de frissons, d’émotions et bien plus encore.
C’est accompagné des nappes de synthétiseurs d’Andrea Mantione et de la trompette de Michele Tedesco, que Messa nous offre une œuvre complète, complexe et sacrément déroutante. Le groupe trouve une harmonie que l’on sent dès les premières secondes. La voix de Sara Bianchin nous envoûte, tandis que la guitare d’Alberto Piccolo nous procure son lot de sensations que l’on ne connaît que peu de fois dans une vie. Tout est équilibré, surprenant par instant, les solos arrivent toujours à nous procurer une émotion intense (les larmes ne sont jamais loin) et les ambiances se mélangent à la perfection. Jouant sur les sonorités descendant du New Wave, The Spin de Messa nous offre également des passages aux ambiances jazz, mais également proche du blues avec le titre “Reveal” qui nous immerge dans un tout autre univers durant quelques minutes.

Messa n’a plus à prouver que le mélange du doom avec un autre style fonctionne. Mais le quartette italien ne se repose pas sur ses lauriers et celui-ci nous offre un album incroyable, sans doute le plus beau de ce début d’année 2025. Tout fonctionne à la perfection et il suffit d’enchaîner le titre “Immolation”, la partie douceur de cet opus avec la voix de Sara Bianchin qui nous transporte, qui nous apporte une émotion brute et qui nous bouleverse, avec le titre The Dress. Celui-ci nous offre un dialogue incroyable entre la trompette et la guitare d’Alberto Piccolo, suite à une certaine tension distillée tout au long du morceau par la voix envoûtante de la chanteuse.
Je pense que vous l’aurez compris, mais The Spin nous embarque dans un mélange des genres qui permet au groupe d’explorer de nombreuses sonorités, afin de nous faire voyager. Chaque titre nous embarquant dans un endroit différent, tantôt envoûtant, tantôt plus froid, mais toujours avec cette intention de nous faire vibrer et de faire de cet album une œuvre complète et inoubliable. Tout cela est rendu possible grâce à la voix de Sara Bianchin qui sert de fil rouge à cet ensemble et aux musiciens qui nous offrent un opus fait avec minutie et surtout avec génie.
Tracklist :
- Void Meridian 04:28
- At Races 05:59
- Fire On The Roof 04:32
- Immolation 04:46
- The Dress 08:14
- Reveal 04:54
- Thicker Blood 08:44