Littérature

Le chuchoteur de Donato Carrisi: l’avènement d’un tueur.

J’ai toujours eu des expériences mitigées avec les auteurs italiens. Ne me demandez pas pourquoi, je vous répondrais que ce sont les noms qui me perdaient, les intrigues qui me convenaient pas. Les histoires dont je n’arrivais pas à me plonger. Les personnages qui ne m’inspiraient rien. C’est ainsi que, malgré l’engouement manifeste pour ce classique du polar, dont j’en entendais souvent beaucoup du bien, et qui est revenu à la mode dernièrement pour les 10 ans de cette série, avec la sortie d’un nouvel opus en corrélation directe avec ce livre, je ne me suis jamais lancé dedans. Carrisi est un incontournable du paysage thriller. Un auteur qui en a fait chavirer plus d’un. J’en entends régulièrement parler, des éloges plus que de critiques. J’ai donc pris ce premier livre en occasion. Mais je n’avais pas prévu de le lire aussi vite. Savez-vous ce qui m’a convaincu ? Aussi étonnant que ça puisse paraître, ce qui a fait glisser ce livre du fond de ma PAL en première ligne, c’est l’assurance d’avoir des noms de personnages qui n’étaient pas italien, ou pas beaucoup. Et ce fut le cas !

En ai-je pour autant apprécié ma lecture ? Je vous le dis sans détour, oui ! Oui j’ai apprécié. C’était dense tout en étant addictif. Lu en trois jours sans le moindre mal, ça m’a procuré un bien fou d’être plongé dans une autre histoire que le maître Cavanagh. Et voici le coup de cœur qui est arrivé, frappant aux portes de mon imaginaire et se faisant une place de choix dans mon panthéon des livres à frissons. Aujourd’hui, je vous parle donc du Chuchoteur, premier roman de la série du même nom, de Donato Carrisi.

Baladé de bout en bout

Voilà. Je conclus ma partie sur ce titre. C’est un bon résumé de comment nous vivons cette lecture. Nous sommes littéralement baladé par l’intrigue, les personnages, ce qu’il s’y passe. L’auteur nous prend par le bout du nez et s’amuse à jouer avec les choix qui s’offrent à nous. Entre les personnages qui ne sont pas ceux qu’ils prétendent être, les retournements de situations venus de nulle part et complètement dingue, le rythme effréné qui nous met une grosse claque devant une révélation, nous sommes servis. Le livre comporte quelques incohérences, facilités qui servent à l’intrigue, sa mise en place, mais le tout est tellement bien foutu que je serais mal placé pour y apporter une critique. J’ai pris mon pied et c’est ce que l’on demande à un bouquin, non ?

Il m’est également arrivé d’éprouver des sueurs froides devant certaines situations. Mais aussi de garder la bouche ouverte de stupéfaction devant ce que j’avais sous les yeux. On apprend également beaucoup de choses, comme les types de larmes que comporte l’humain. Trois, pour être exact. C’était fascinant de suivre les explications et connaissances acquises par l’auteur, notamment sur les tueurs en série dont il éprouve une certaine fascination, ayant fait une thèse dessus. Mais aussi remarquable de voir comment ce tueur a orchestré tout ce qu’il se passe d’une main de maître. Un travail d’orfèvre comme peu de tueur peuvent se le permettre. Travail bien fait, travail de fée. Le Chuchoteur porte évidemment bien son nom, car au plus les pistes s’activent et les corps sont retrouvés, au plus l’enquête avance, mais rien n’est laissé au hasard. Pour le tueur, tout compte. À commencer par faire plonger un maximum de personnes dans ses horreurs.

Un personnage principal fascinant

Mila Vasquez est un héros comme j’en ai peu rencontré dans les romans. Bien entendu, elle a un lourd passé. Très, très lourd. Terrifiant. Elle s’occupe des affaires d’enlèvements d’enfant. Elle excelle dans son domaine. C’est ainsi qu’elle va être envoyé afin d’aider ce groupe d’enquêteurs qui piétine, car sur le lieu où ils retrouvent 5 bras dans une fosse appartenant à 5 enfants disparus, ils en retrouvent un 6e, sans savoir à qui il appartient. L’enquête de Mila débute ici et elle intervient dans ce groupe où elle est à la fois accueillie et exclue. Mila va devoir se battre pour se faire sa place, mais également pour se mettre au niveau, elle qui ne connaît pas grand chose aux tueurs en série. Ses réflexions, déductions tout au long du livre sont appréciables et elle m’a captivé dans son entièreté. Profondément humaine.

Les personnages qui gravitent autour font parti de l’équipe. Ce sont tous des personnages développés qui ont une importance cruciale dans le roman, aucun n’est laissé de côté. Et c’est très appréciable de voir comment évoluent les personnages dans ce livre, comment ils sont confrontés aux horreurs qu’ils découvrent, comment ils appréhendent tout ça. C’est à la fois rassurant de voir ce côté humain qui ressort, mais également terrifiant de constater leur façon de réagir.

En Résumé

Au final, le Chuchoteur, c’est une histoire sombre, prenante, terrifiante. Un tueur qui n’apparaît presque jamais, mais qui nous exalte de son génie. Le Chuchoteur mérite sa palme d’or et sa reconnaissance. Ravi de l’avoir lu. Je remercie ceux qui m’y ont poussé ! 

3 réponses »

  1. Je n’ai entendu que du bien sur ce livre, et j’ai vraiment de plus en plus envie de le découvrir moi aussi ! Encore plus si ça a pu faire changer d’avis quelqu’un qui n’aime pas lire d’auteurs italiens… xD

    J'aime

Répondre à lecturesdudimanche Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s