Littérature

Cellulaire de Stephen King

Bonjour à toutes et à tous,

Qui dit lundi, dit ? Avis sur une lecture ! Aujourd’hui, je m’attaque à Cellulaire de Stephen King. Je devais me trouver une petite lecture qui n’était pas forcément prise de tête et mon dévolu s’est porté sur ce roman du maître de l’horreur. Je savais un peu de quoi l’histoire allait parler, mais sans plus. Je me suis donc lancé dans ce périple sans forcément en savoir plus.
Une fois la lecture terminée, j’ai voulu voir l’adaptation, afin de vous faire un petit article Du livre au film… Je n’ai pas tenu plus de 20 minutes…

Si votre portable sonne, surtout ne répondez plus. L’enfer est au bout de la ligne.
1er Octobre.
Dieu trône au paradis, le marché des changes est stable, les avions à peu près à l’heure et Clayton Riddell, un auteur de bandes dessinées, sur un petit nuage. Il vient de décrocher un contrat et l’avenir lui sourit. Mais en quelques secondes, tout bascule dans l’horreur. La cause ? Un phénomène de destruction que déclenche le téléphone portable. Tous les portables… Et qui va plonger le monde dans le chaos, le carnage et les ténèbres.

Zombies et dérives de notre société

Stephen King débute son récit sur les chapeaux de roues. Il nous met directement dans une ambiance apocalyptique dans les rues de Boston et nous en prenons plein les yeux. Il ne nous laisse pas respirer et nous comprenons d’emblée que l’attaque est incroyable de force et de barbarie. Pour autant, le maître de l’horreur est avare en description gore et nous laisse un peu imaginer l’étendue des dégâts. Cette attaque soudaine et rapide va nous mettre dans le même état que nos personnages, c’est à dire que nous allons être un peu abasourdi par ce qu’il se passe devant nous.
Cependant, la suite du roman ne sera pas de cet acabit et c’est vraiment dommage. Le récit s’enfonce un peu plus dans une forme post-apocalyptique, à l’image du Fléau, mais malheureusement qui n’en a pas la saveur. En effet, le rythme en prend un coup et nous allons suivre la progression de nos personnages, même si la peur et l’angoisse ne sont plus du tout au rendez-vous.  Enfin du moins la peur primaire, car le message véhiculé fait tout de même bien froid dans le dos.
L’auteur se rattrape au fur et à mesure que le final approche et il nous livre un dernier acte explosif en intensité. Stephen King nous livre quelques réponses par rapport aux réflexions qu’il nous a exposés, tout en nous laissant seul maître de la réponse finale.
Une nouvelle fois, la force de ce roman réside dans la description et le développement de son histoire, ainsi que de ses personnages. Stephen King donne l’impression qu’ils sont bien réels et que nous vivons l’aventure avec eux. Difficile donc de ne pas s’attacher à ce petit groupe et à leurs différentes galères.

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Avec Cellulaire, Stephen King fait un bel hommage au sous-genre horrifique du zombie et plus particulièrement George A. Romero qui l’a remis au goût du jour en y apportant un message politique fort. L’auteur reprend ici les codes que nous connaissons du zombie, mais avec l’aide d’une nouvelle technologie qui n’est autre que le téléphone portable (le roman datant de 2005). Même si le roman date d’il y a un peu plus de 10 ans, il est toujours incroyable de voir de plus en plus de personnes accroché à leur téléphone portable dans la rue, certains ne relevant même plus les yeux pour regarder leur chemin. Attention, je ne trouve pas que Stephen King nous livre un roman un peu réactionnaire de la chose, mais il tente de nous mettre en garde face à notre société de consommation et les dérives que cela peut engendrer. Certaines personnes pouvant devenir complètement déments avec une utilisation trop intensive de ce genre d’appareil. C’est avec ce genre de message que l’auteur se rapproche de la façon de procéder de George A. Romero. Le zombie représentant ici la masse aveugle qui consomme et qui passe son temps au téléphone, quitte à complètement perdre ses repaires. C’est un tableau sombre de notre société que Stephen King dresse, mais nous en avons tout de même l’habitude. Il n’oublie pas de mettre en relation son questionnement avec la religion et la spiritualité, afin d’enfoncer le clou au niveau des messages.

Malgré un début prometteur et une fin explosive, Cellulaire de Stephen King n’arrive pas à tenir la barre. Pourtant, le roman propose un thème et des codes qui donnent quelque chose d’intéressant, mais le manque de rythme entache un peu l’histoire. Ce n’est pas un King que je garderai fortement en mémoire, même s’il n’est pas si mauvais.
Je vous le conseille si vous êtes un.e fan de ce sous-genre horrifique, si vous aimez plus particulièrement l’oeuvre de George A. Romero ou encore Carpenter.

 

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur Stephen King et son actualité, je vous invite à vous rendre sur le Club Stephen King.

Catégories :Littérature, Stephen King

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