Cinéma

Rattrapage : Get Out de Jordan Peele

tomabooks-get-out-sceneEn septembre de l’année 2017, je lançais une nouvelle rubrique qui devait revenir assez souvent. Résultat des courses, nous sommes en mai de l’année 2018 et j’écris seulement mon troisième article… Il va falloir que j’arrête de lancer trop d’idées de rubriques…

Bonjour à toutes et à tous,

Je reviens vers vous aujourd’hui pour reprendre un peu en main la rubrique RATTRAPAGE. Pour faire simple, je tente, dans cette rubrique, de revenir sur un film récent ou non, que je voulais absolument voir, mais qui pour X raison ne s’est pas produit avant aujourd’hui…
Comme le titre l’indique, je vais vous parler aujourd’hui du film GET OUT de Jordan Peele. J’ai bien conscience que j’arrive bien après la bataille et que le film a fait énormément parlé de lui, mais je pense tout de même avoir matière pour vous en parler. GET OUT est typiquement LE film que je voulais absolument voir au moment de sa sortie, mais je n’avais pas pu et j’ai laissé un peu couler la hype autour de celui-ci, afin de mieux en profiter.
Du coup, ça donne quoi ? Du très très bon, selon moi et je vais vous dire pourquoi.

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Synopsis :

Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose  filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

Dans la peau d’une personne racisée

Le film annonce dès sa première scène, qui est d’ailleurs un très bon plan séquence, qu’il va nous mettre dans la position d’une personne racisée, une personne noire pour le coup. Le génie de ce premier plan réside également dans le fait que Jordan Peele prend le contre-courant de ce que l’on peut voir habituellement. Ici, on peut dire adieu à la ruelle sombre et dangereuse, on se retrouve propulsé dans une banlieue résidentielle plutôt riche. On sent que le personnage n’est pas dans son élément et la peur est bien présente…
Ce premier plan annonce également toute l’ingéniosité de la première partie du film, car le réalisateur nous invite à réfléchir par nous même quant aux différentes possibilités, lectures des événements. On tente de comprendre où sont les signes extérieurs qui vont créer une sensation de malaise, de mal-être. Le tout fonctionne parfaitement, car nous sommes dans l’angoisse permanente durant cette première partie. Jordan Peele multiplie les scènes nous montrant ce qu’est la vie quotidienne des gens racisés (les excès de zèles, le fait que des personnes s’insurgent à notre place, sans pour autant nous laisser prendre la parole ou encore les stéréotypes sur les personnes de couleur noirs…).
La force de ce récit revient alors au fait que nous ne savons pas réellement d’où peut provenir le danger. Nous en arrivons donc à nous faire nos propres théories sans pour autant être certain de ce que l’on avance.

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Pour multiplier cette sensation de malaise, Jordan Peele va s’appuyer sur une réalisation qui est, à mes yeux, parfaite. J’ai encore en mémoire (j’ai vu le film 1 mois avant d’écrire cet article) les différentes scènes d’hypnose qui m’ont vraiment mis mal à l’aise. Le fait de voir le personnage de Chris avec les yeux écarquillés et pleurant comme un enfant, m’a vraiment scotché à mon siège… De plus, je trouve la transition entre la réalité et ce nouveau monde parfaitement gérer en termes de style. Le fait de voir ce personnage s’éloigner de ce cadre est tout à fait logique lorsque nous connaissons ses angoisses.
De plus, le réalisateur va également jouer avec quelques Jump-scare très bien placés et surtout équilibrés, afin de rendre le tout assez angoissant. Le malaise est vraiment palpable durant la première partie du film.
Sans entrer dans les détails, de peur de vous spoiler la totalité du film, la deuxième partie prouve que Get Out est réellement un film de genre qui vient puiser dans différents codes du cinéma d’horreur, du thriller, mais aussi de la comédie. Cette seconde partie garde son côté angoissant et horrifique, tout en apportant les réponses souhaitées. D’ailleurs, celles-ci donnent froid dans le dos et nous comprenons ainsi le degré de perversion… Jusqu’au bout, le réalisateur nous fait trembler pour Chris, car tout n’est pas gagné pour lui et la dernière scène nous renvoie directement à tout ce que l’on a pu voir aux USA depuis quelques années. D’ailleurs, cette scène me restera, je pense, longtemps en tête, car je la trouve vraiment brillante.

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Vous l’aurez compris, mais Get Out est un gros coup de cœur pour moi, car il propose quelque chose de neuf tout en s’inspirant de ce que l’on a déjà pu faire en termes de film horrifique. Il n’y a rien de mieux qu’un film d’horreur pour parler de racisme (les films de George A. Romero en sont les parfaits exemples).
Par un travail fourni et de qualité, Jordan Peele réussit à faire de son film, une oeuvre forte, contestataire et qui restera dans les mémoires.

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4 réponses »

  1. J’ai adoré ce film ! Pour les mêmes raisons que tu décris 🙂 Un peu chochotte sur les bords j’ai quand même eu certains soubresauts, mais c’est une gros coup de coeur que je recommande vivement !

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    • Je pense que le film a plus à beaucoup de mondes et c’est vraiment bien pour le cinéma de genre 🙂
      Alors oui, le film n’est pas friand du jumpscare, mais comme on est vite hypnotisé par l’image ça peut surprendre.

      J'aime

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