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[CRITIQUE] : Dans les bois, d’après le roman d’Harlan Coben (2020)

Deuxième adaptation du romancier Harlan Coben sur les quatorze prévues par Netflix, Dans les bois saura ravir les amateurs du genre, mais aussi les fans de l’auteur, tant celui-ci se démarque par son atmosphère, sa réalisation et son casting de qualité. Critique de cette adaptation polonaise. 

SYNOPSIS 

Un procureur de Varsovie reprend espoir lorsqu’un corps en lien avec la disparition de sa sœur 25 ans plus tôt est retrouvé.

Qu’on se le dise, Dans les bois marque d’emblée par le soin apporté à sa réalisation qui est en corrélation avec l’ambiance que le réalisateur distille tout au long de ces 6 épisodes. Aucun doute à avoir, nous sommes chez Harlan Coben et nous allons suivre une enquête qui replonge notre héros, interprété par Grzegorz Damiecki,  vingt-cinq ans en arrière, lors d’une tragédie personnelle. On y retrouve alors tout ce qui fait la force, et même parfois les faiblesses de cet auteur, puisque nous allons être pris dans un rythme toujours plus infernal, mais également dans un mystère qui s’épaissit au fil des minutes et qui sombre petit à petit dans une noirceur entêtante. Inutile de chercher plus loin, vous n’aurez pas la réponse à toutes vos questions avant les toutes dernières minutes du dernier épisode.

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Dans les bois se démarque, puisqu’elle nous plonge littéralement dans une ambiance funèbre, tout en nous parlant du passage à l’âge adulte qui se fait souvent dans la douleur. Ici, les scénaristes vont nous plonger dans une Pologne sombre, gangrénée par les actes antisémites, mais aussi par ce besoin de tomber sur le coupable idéal. Au travers de l’évolution des personnages principaux, c’est aussi tout un pays qui change également, bien que les maux du passé ont laissé place à d’autres, tout aussi destructeurs. La corruption semble faire rage, quitte à se mettre au travers de la justice.
Si tout cela fonctionne dans cette mini-série, c’est avant tout parce que la réalisation suit derrière et qu’il y a une véritable direction d’acteurs. On ne peut que s’attacher au personnage de Pawel, qui fera tout pour connaître la vérité et faire éclater la justice, quitte à perdre des plumes dans cette histoire. C’est un homme rongé par le passé, brisé et qui continue à espérer, d’autant que celui-ci va croiser le chemin de son premier amour.  

Il est toujours compliqué d’adapter le travail du romancier, que ce soit au cinéma ou au format série, puisque celui-ci est passé maître dans l’alternance entre le passé et le présent. Si celle-ci semble parfois poussive dans Disparu à jamais, la dernière adaptation en date, ici elle fonctionne à merveille. Les deux périodes se croisent, s’entremêlent et se distinguent de par un traitement différent. La première, nous plonge dans les années 90 dans un camp de vacances pour adolescents. L’ambiance y est lumineuse, grâce à des couleurs plus chaudes, voire pastel, mais aussi insouciante, sensuelle, puisqu’elle marque les premiers émois amoureux. Si ces passages respirent le bonheur, il ne faut pas oublier que nous sommes dans une tragédie et donc fatalement l’atmosphère va devenir de plus en plus sombre, voire terrifiante. Le passage à l’âge adulte est cruel et celui-ci devient froid, austère, mélancolique, angoissant.


Dans les bois est littéralement une réussite pour moi, tant cette mini-série a su trouver son rythme et se démarquer de par une qualité d’écriture et de réalisation qui détonne pour le moment par rapport à la toute dernière adaptation des romans d’Harlan Coben par Netflix. En nous plongeant dans un récit mortifère, les scénaristes font en sorte de nous laisser aucun répit, mais surtout de nous permettre d’entrer en complète empathie avec ce héros charismatique. Bref, cette adaptation a tout ce qu’il faut pour plaire aux amateurs de suspense et aux fans du romancier. 

Note : 4 sur 5.

Pour vous procurer Dans les bois d’Harlan Coben, vous pouvez cliquer sur ce lien.


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4 réponses »

    • Je ne l’ai jamais lu, à vrai dire je n’ai lu que très peu de Coben, mais j’ai trouvé cette transposition en Pologne très intéressante et surtout très convaincante 🙂

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