Cinéma

[CRITIQUE] : Fear Street, partie 1 : 1994 de Leigh Janiak (2021)

La nouvelle avait de quoi faire saliver les amateurs d’horreur, de teen-movie, ainsi que les adorateurs de l’œuvre de R.L. Stine, puisque Netflix allait offrir une trilogie autour de la série Fear Street, vendu à plus de 80 millions d’exemplaires. Fear Street, partie 1 : 1994 de Leigh Janiak est arrivé sur la plateforme le 2 juillet dernier et les deux autres volets arriveront respectivement le 9 et 16 juillet prochains avec Fear Street, partie 2 : 1978 et Fear Street, partie 3 : 1666.

Alors, est-ce que ce premier opus a de quoi créer l’engouement dans la sphère des fans de slasher ? 

« À la suite d’une tragédie brutale à Shadyside, dans l’Ohio, un groupe d’adolescents rencontre accidentellement le mal ancien, responsable d’une série de meurtres brutaux qui sévissent dans leur ville depuis plus de 300 ans ».

Avant toute chose, il est bon de rappeler encore une fois que cette trilogie Fear Street provient de la saga éponyme de R.L. Stine, créateur également de la série Chair de poule. Le premier roman, sorti en 1989, Fear Street : The New Girl est le point de départ d’une franchise lucrative dans le monde l’édition. En effet, la saga représente pas moins de 51 titres en tout et ceux-ci se déroulent exclusivement dans la ville de Shadyside, théâtre de biens des choses étranges… Dans la série originelle, les romans n’avaient aucun lien entre eux, bien que l’on pouvait y retrouver quelques personnages ou encore allusions à certaines choses. Leigh Janiak et Netflix avaient donc tout le terreau disponible pour offrir une histoire originale. C’est ainsi que Fear Street, partie 1 : 1994 et les deux autres volets s’articulent à la manière des films Chair de poule, puisqu’ils proposeront une nouvelle histoire, tout en multipliant les références et autres clins d’œil à l’univers créé par le romancier, afin de lui rendre un brillant hommage.

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Inutile de partir avec des idées préconçues, Fear Street, partie 1 : 1994 de Leigh Janiak a de quoi en charmer plus d’un. Il faut dire que l’équipe derrière le film sait y faire pour nous proposer un véritable pot pourri du slasher. Entre pompage et hommage aux mythes du genre, la frontière est mince. Cependant, on prend un malin plaisir à suivre cette aventure horrifique entre comédie adolescente et boucherie sanglante. Qu’on se le dise, la réalisatrice ne fait pas preuve de génie, loin de là. On pourrait lui reprocher de nombreuses choses, comme de nous offrir un style impersonnel, propre aux productions Netflix, à coup de néons colorés et d’une photographie à la Riverdale, mais aussi de ne pas savoir manier le jumpscare… Cependant, il est également bon d’y déceler une réalisation efficace, mettant en avant quelques personnages attachants et surtout un concept qui appelle à se complexifier dans les deux prochains opus.

Fear Street, partie 1 : 1994 est un slasher qui ne lésine pas sur les références, passant d’une introduction quasi-identique à celle du premier Scream de Wes Craven, pour ensuite bifurquer sur un aspect fantastique rappelant aisément d’autres classiques du Slasher, ainsi que Le projet Blair Witch. Classique, mais redoutable, puisque l’on finit par se prendre au jeu assez rapidement et on ne boude pas notre plaisir face à une bande d’adolescents qui se fait massacrer devant nos yeux. Inventif dans certaines scènes de meurtres, si bien que vous ne mangerez plus de pain de mie de sitôt…
Leigh Janiak offre un long-métrage dans l’air du temps, tout en reprenant l’esthétique 90’s qui n’est pas sans rappeler celle de la série Stranger Things au final (d’ailleurs, Maya Hawke (Robin dans la série) est au casting de ce premier volet, tandis que Sadie Sink (Max) est prévue dans le suivant). Fear Street, partie 1 : 1994 bifurque alors par moment dans le teen-movie pour évoquer la sexualité adolescente, l’orientation sexuelle, la couleur de peau ou bien d’autres choses, mais d’une façon encore un peu trop maladroite pour notre époque, bien qu’il ne faille pas oublier que le récit se déroule en 1994 et donc que les mœurs étaient encore moins ouvertes à cette époque…

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Fear Street, partie 1 : 1994 est donc le genre de film qui coche toutes les cases du genre, tout en exploitant des thématiques de notre époque. Ce premier opus est un petit bonbon qui n’est pas sans rappeler l’époque bénie du vidéo-club et de la VHS du samedi soir. Ce n’est pas le slasher de la décennie, mais bel et bien un divertissement agréable qui prendra, je l’espère, de l’ampleur dans ses deux prochaines suites. En attendant, je vous conseille vivement le visionnage de celui-ci avant de plonger en 1978 pour vivre un hommage à la saga Vendredi 13, Massacre au camp d’été ou encore Carnage.

Note : 3 sur 5.
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6 réponses »

  1. Je le vois partout en ce moment et j’avais peur de ce coté ‘trop referencé’ qui devient parfois une facilité pour ne rien proposer de nouveau mais je pense tenter le coup en y allant pour un bon divertissement, ca m’a tout l’air d’être un bon film pour passer une soirée pépouze 🙂
    Merci pour ta chronique qui m’en fait enfin découvrir plus sur ce film que je vois passer partout !

    Aimé par 1 personne

    • Des références tu en auras, mais tu as raison de tenter le coup en y espérant un bon divertissement ! Je pense que ça va le faire et que ça va même envie de découvrir les deux autres suites 😉
      N’hésite pas à venir m’en toucher deux mots après 😀. Bon film !

      J'aime

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