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Le prédicateur de Léonie Bischoff et Olivier Bocquet (d’après le roman de Camilla Läckberg) : une belle porte d’entrée dans le monde du roman noir scandinave

Les adaptations de polar nordique en bande dessinée, vous connaissez ? 

J’avoue que c’est une grande première pour moi et je découvre par la même occasion une histoire de Camilla Läckberg.
Que vous soyez un amateur averti ou un débutant, Le prédicateur de Léonie Bischoff et Olivier Bocquet, publié chez Casterman, reste une belle porte d’entrée dans le monde du roman noir scandinave.

La 4eme de couverture

À Fjällbacka, il n’y a pas de rideaux aux fenêtres. Ce n’est pas qu’il n’y ait rien à cacher : c’est que tout le monde regarde ailleurs. Ce qui permet à certains secrets de rester enterrés pendant des décennies. Mais quand il refont surface, personne n’en sort indemne. Personne.

Le prédicateur : une belle porte d’entrée dans le monde du roman noir scandinave

La bande dessinée s’ouvre sur une présentation rapide de tous les personnages qui vont graviter autour de cette enquête. Si la peur de ne pas s’y retrouver avec tous ces noms à consonance nordique est présente, je peux vous garantir que celle-ci va vite disparaître. En effet, le travail remarquable de Léonie Bischoff sur les dessins permet de s’y retrouver facilement, tant les protagonistes ont tous un élément qui les différencie.
Maintenant que le doute est balayé, Le Prédicateur nous plonge directement dans une histoire sordide en seulement quelques planches. Le ton est donné, il sera sombre, tantôt répugnant et très mystérieux. Tout cela est une nouvelle fois accentué par le coup de crayon, à la fois sombre et torturé, qui confère à l’ensemble une certaine beauté macabre qui nous entraîne toujours plus au fond du trou. Il n’y a pas à dire, le travail de Léonie Bischoff met en valeur le récit de Camilla Läckberg, ainsi que l’interprétation d’Olivier Bocquet.

Si Le Prédicateur est une belle porte d’entrée dans le monde du roman noir scandinave, c’est parce que le scénariste a très bien su synthétiser et retranscrire toutes les thématiques de l’autrice. Aucun doute possible, nous sommes dans un polar noir qui n’hésite pas à venir titiller tous les mauvais côtés de l’âme humaine, toute la crasse qu’il est capable de faire, ainsi que toute sa folie. Dans cette histoire, il sera question de secrets familiaux, de manipulation, mais aussi de religion.
L’enquête suit son cours, bien que celle-ci manque un peu de profondeur dû au format de la bande dessinée. Il est bien évident que condenser un roman de 375 pages en 123, oblige Olivier Bocquet a aller à l’essentiel, tout en restant le plus fidèle possible. En tout cas, celle-ci alterne les moments sombres et les coups d’éclats grâce au ton chaud de Léonie Bischoff. On finit par admirer toutes les couleurs, les expressions du visage et on s’attache irrémédiablement à certains des protagonistes, jusqu’au coup de grâce que nous assène le duo.


Il est indéniable que cette version bande dessinée du roman de Camilla Läckberg vous donne envie de découvrir l’oeuvre originale, mais aussi de découvrir les deux autres adaptations proposées par Léonie Bischoff et Olivier Bocquet – La princesse de glace et Le tailleur de pierretoujours disponible chez Casterman.

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Pour vous procurer Les Prédicateur, c’est par ici.

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